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effets spéciauxArticle
Plan de l'article
Présentation ; Effets mécaniques ; Effets d’optique ; Effets au montage ; Les caches ; Travelling Matte (ou cache-mobile) ; Infographie
À la base, un cache noir (en anglais : « matte ») est placé devant l’objectif, ou à l’intérieur de la caméra, pour masquer une partie de la scène qui est filmée. Une autre scène est alors filmée sur la surface du cadre qui était masquée en utilisant un contre-cache. Celui-ci couvre exactement la surface qui a été masquée pour la première exposition. De tels effets remontent aux débuts du cinéma. Ils permettent de multiplier un même personnage (ou acteur) sur le même plan ou d’introduire un élément extérieur au décor d’origine.
Pour filmer un acteur en mouvement devant un arrière-plan également en mouvement tourné séparément, on a perfectionné les caches en travelling matte. Avec ce système, les acteurs en mouvement sont filmés devant un écran vierge de couleur appropriée. Puis, l’image de l’acteur est utilisée pour créer une silhouette mobile qui peut masquer une partie de l’arrière-plan déjà filmé lorsque les deux plans sont finalement assemblés lors du montage. Dans les films en couleurs, on utilise généralement un écran bleu que l’on place derrière les acteurs. Pour réaliser le même effet, on utilisait dans les années 1930 et 1940 un procédé plus simple qui était la transparence ou background projection (rétroprojection). Avec ce système, les scènes d’arrière-plan devaient être filmées d’abord, puis projetées sur un écran translucide à l’aide d’un projecteur spécifique, synchronisé avec la caméra qui filmait les acteurs jouant devant le décor ainsi fourni. Depuis 1969, on utilise une autre méthode : la projection frontale, qui permet aux acteurs d’évoluer devant un écran spécial (fait d’une matière nommée Scotchlite) dont les particularités permettent aux seuls rayons lumineux utiles d’être réfléchis vers l’objectif.
Au cours des dernières années, les progrès les plus importants sont dus à l’ordinateur, qui a pu maîtriser tous les mouvements de la caméra, et à l’utilisation de plus en plus importante de l’animation par Infographie. L’utilisation d’images générées par ordinateur dans les longs-métrages s’est considérablement développée ces dernières années ; elles ont profité de l’augmentation de la puissance des ordinateurs. L’animation par ordinateur est généralement réalisée en modélisant des objets qui sont ensuite animés, en déterminant leurs contours numériquement en trois dimensions et en déterminant les trajectoires qu’ils sont supposés suivre. Un programme calcule ensuite la superficie qu’occupera la maquette sur chaque image du film. La superficie est ensuite dessinée et colorée (« rendu de couleurs ») de la façon dont elle apparaîtrait sous un éclairage correct dans la séquence. Le résultat est ensuite visualisé sur l’écran de l’ordinateur. L’image est transférée vers le film en utilisant les chiffres correspondant à la couleur de chaque point afin de diriger la lumière laser appropriée qui est scannée sur chaque image du négatif afin de produire l’image finale que l’on verra dans le film. L’Infographie est également utilisée dans le tournage d’effets spéciaux, afin de modifier des images filmées, par exemple pour enlever les traces de fils utilisés pour suspendre des maquettes. Dans ce cas, le film qui a été tourné est scanné, image par image, en images numériques dans l’ordinateur. Puis un logiciel de retouche d’image classique modifie l’image de la façon désirée. Finalement, l’image modifiée est transférée sur film de la même façon que pour l’animation par ordinateur.
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