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Genesis

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Genesis : principaux albumsGenesis : principaux albums
Plan de l'article
1

Présentation

Genesis, groupe de rock britannique formé en 1966.

2

Le rôle primordial de Peter Gabriel

2.1

Un groupe en quête d’identité

Peter Gabriel (chant), Tony Banks (claviers) et Chris Stewart (batterie), lycéens à Godalming (Surrey), fondent en 1965 un premier groupe nommé The Garden Wall. Ils sont rapidement rejoints par Michael (Mike) Rutherford (basse, guitare et chant) et Anthony Philips (guitare et chant), pensionnaires d’une formation concurrente au sein de l’école Charterhouse, The Anon. De cette fusion naît The New Anon, dont les premiers enregistrements parviennent à la maison de disques Decca Records. Jonathan King, également élève de Charterhouse et manager du groupe, opte pour un nouveau nom, Genesis.

Le premier single — « The Silent Sun » — paraît en 1968 et le premier album — From Genesis To Revelation — l’année suivante. L’accueil est réservé pour cette première incursion en territoire musical psychédélique, par ailleurs pétrie d’influences par trop explicites, et le groupe perd son label. Relancée par Charisma Records, la carrière de Genesis est ensuite marquée, après la sortie discrète de Tresspass (1970), par l’arrivée de Phil Collins (batterie) et Steve Hackett (guitare).

2.2

Genesis ou le rock progressif à son apogée

Si Nursery Cryme (1971), premier véritable opus de la formation « définitive » de Genesis, peine encore à séduire critique et public, il donne pourtant à entendre des compositions élaborées et ambitieuses, mises au service de textes réfléchis et parfois complexes ; au même titre que le Pink Floyd de Roger Waters, le charismatique et énigmatique Peter Gabriel et ses acolytes posent les bases du rock progressif, une musique populaire nourrie de références classiques et dont l’objectif principal est de remettre en cause les canevas traditionnels du rock and roll (principalement la sempiternelle progression couplet-refrain-solo de guitare).

Foxtrot (1972) apparaît comme l’un des albums phares de ce nouveau courant, et « Supper’s Ready » l’un des morceaux emblématiques, tant par sa durée (plus de vingt minutes) que par son contenu musical. L’album constitue en outre le premier succès significatif du groupe en Angleterre. Parfois critiqués pour l’aspect élitiste et « intellectualisant » de leur démarche artistique, les musiciens de Genesis ne sont jamais aussi à l’aise que sur scène, où ils offrent en toute liberté des mises en scène sophistiquées, spectaculaires et théâtrales de leurs chansons, magnifiées par les talents de mime et les déguisements de Peter Gabriel.

À la faveur des deux albums suivants, Genesis s’impose comme un acteur essentiel de la scène musicale du début des années 1970 : particulièrement inspirés et reposant sur des expérimentations sonores et orchestrales inédites, Selling England By the Pound (1973) et The Lamb Lies Down on Broadway (1974) permettent en effet au groupe de connaître un succès considérable. Les références littéraires du premier — les poètes américains Ezra Loomis Pound et T.S. Eliot notamment — associées à l’ambitieux concept du second — les 23 morceaux du disque relatent le parcours de Rael, un homme prostitué à New York — contribuent à conférer au groupe une dimension inaccessible, presque mythique.

3

Genesis, deuxième acte

3.1

Une transition progressive

C’est dans ce contexte d’euphorie, à la veille d’une tournée mondiale très attendue, que Peter Gabriel annonce, à la surprise générale, sa décision de quitter Genesis. La perspective de son remplacement au chant par le batteur Phil Collins inquiète les fans de la première heure. A Trick of the Tail (1976) possède pourtant d’indéniables qualités, immédiatement reconnues par la critique et « récompensées » par un succès commercial confortable. Wind and Wuthering, également publié en 1976, paraît synthétiser la tonalité « progressive » que le groupe s’est attaché à développer jusqu’alors et annonce l’orientation musicale future, comme en témoigne « Your Own Special Way », première composition de Genesis à entrer dans les hit-parades américains.

Après le départ du guitariste Steve Hackett en 1977, la formation se resserre autour de Phil Collins, Tony Banks et Mike Rutherford, qui révèlent dans l’album And Then They Were Three (1978), au titre programmatique, leur capacité à séduire un public plus large que par le passé tout en restant fidèles à une certaine exigence artistique ; le single « Follow You, Follow Me » est le premier d’une impressionnante liste de « tubes » internationaux à venir.

Chacun des musiciens de Genesis s’investit alors dans des projets personnels, expériences dont bénéficie visiblement le groupe, dont le dixième opus — Duke (1980) — semble privilégier les chansons pop « efficaces » et dotées d’un fort potentiel commercial. Abacab (1981) confirme cette tendance et donne à entendre un chanteur libéré et confiant, tandis que la présence de la formation funk Earth, Wind & Fire sur certains titres (dont « Abacab ») apporte une assise rythmique inédite et un pouvoir de séduction immédiat aux mélodies du groupe.

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