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  • Dynastie Tang - Wikipédia

    La dynastie Tang (唐朝, T'ang en transcription EFEO et Wade-Giles, Ten quelquefois) est la treizième dynastie chinoise. Elle succède à la dynastie Sui (581-618).

  • Dynastie des Tang.

    Dictionnaire biographique : Tang. ... Dynastie des Tang (Thang ou T'ang). - Dynastie chinoise qui régna de 618 à 907.

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    Tang, dynastie, dynastie impériale chinoise 618-907, fondée par Li Yuan nom de règne : Gaozu.

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Tang, dynastie

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Présentation

Tang, dynastie, dynastie impériale chinoise (618-907), fondée par Li Yuan (nom de règne : Gaozu).

Sous la dynastie des Tang, la Chine connaît d’importantes mutations. Sur le plan démographique, on croit pouvoir dénombrer environ 50 millions d’habitants. La capitale des Tang, Chang’an (actuelle Xi'an), compte à certaines périodes jusqu’à deux millions d’habitants. Quant au sud de la Chine, il commence à prendre une importance économique réelle. La culture et le commerce du thé sont, par ailleurs, florissants. Sur le plan administratif est introduite une grande réforme : la revitalisation du système des examens et des concours qui, depuis les Han, ne joue plus qu’un rôle secondaire. Dès la fin du VIIe siècle, le pouvoir s’appuie sur une nouvelle caste de lettrés, fonctionnaires recrutés par concours, dont beaucoup sont originaires du bas Yang-tseu-kiang et du Sud. L’autre grande nouveauté est l’introduction d’un véritable impôt foncier, portant sur l’étendue et sur la valeur des terres cultivées.

L’extension de l’Empire a aussi pour effet de développer les relations avec les autres parties du monde. Le commerce se développe avec l’Asie centrale et l’Occident, le long des routes de la Soie empruntées par les caravanes à partir de Chang’an. Les marchands du Proche-Orient utilisent le port de Guangzhou pour commercer avec la Chine (voir Canton). Le pouvoir de la Chine s’étend à la Corée, au sud de la Mandchourie et au nord du Viêt Nam ; son influence culturelle s’étend au Japon et à d’autres pays. À l’ouest, grâce aux traités d’alliances avec les tribus d’Asie centrale, les Tang contrôlent les oasis du bassin du Tarim et parviennent finalement à étendre leur influence sur des pays aussi lointains que l’actuel Afghanistan. L’ère des Tang est une période de tolérance religieuse et culturelle. Chinois, barbares sinisés, Persans, Iraniens, Sogdiens, Mongols, Turcs, Arabes, Coréens, Malais se côtoient. Le bouddhisme, l’islam, le manichéisme, le nestorianisme, le zoroastrisme et le judaïsme cohabitent sans heurts.

Les cultes étrangers sont reconnus officiellement et, dans certaines villes de Chine, le visiteur trouve des églises chrétiennes de rite nestorien (la première église nestorienne de Chang’an date de 638) à côté de temples bouddhistes, taoïstes ou de mosquées.

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Les premiers Tang

Li Yuan est d’abord un haut fonctionnaire de la dynastie Sui qui a réunifié la Chine ; il se rebelle en 617 et avec l’aide de son fils, un général, il s’empare de la capitale. Il commence par mettre un jeune prince Sui sur le trône, avant de régner lui-même, l’année suivante. En 624, l’opposition à la nouvelle dynastie est écrasée, ce qui provoque d’importants dommages dans les provinces centrales de Hebei et de Henan : Li Yuan promulgue un nouveau code de gouvernement, fondé sur ceux de ses prédécesseurs Sui. En 626, son fils Li Shimin (nom de règne Taizong) s’empare du pouvoir, tue ses frères et oblige Li Yuan à abdiquer. Le nouvel empereur se montre brillant et actif. Il consolide le gouvernement Tang en recrutant des ministres compétents, et écrase les Turcs et les Tibétains qui menacent de couper la route de la Soie au nord. Le successeur de Li Shimin, Gaozong (son neveu), monte sur le trône en 649. Personnage faible, de plus en plus dominé par sa deuxième épouse, une ancienne concubine impériale et la future impératrice Wu Zetian, il meurt en 683. Les institutions des Tang se fortifient pendant que les armées chinoises avancent en Asie centrale et entrent en Corée, bien qu’à partir de 670, la Chine doive se retirer de Corée et créer une importante armée chargée de surveiller les frontières. À la mort de Gaozong, l’impératrice Wu élimine tous les prétendants pour assumer elle-même le pouvoir, en 690. Confrontés à des crises constitutionnelles et militaires, ses ministres la déposent en 705. Après cet interrègne troublé, son fils Xuanzong (Hiuan Tsong) lui succède en 713. C’est une période de rayonnement intellectuel, qu’illustre le titre posthume — Minghuang (« empereur brillant ») — qui lui sera donné.

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Système administratif

La puissance économique et militaire de l’empire Tang repose sur un système de distribution de parcelles de terre, de dimension égale, à la population mâle adulte. Les taxes agraires payées par chacun des exploitants représentent la source la plus importante de revenus du gouvernement, et le service militaire que ceux-ci doivent régulièrement effectuer dans les milices forme la base de la puissance militaire des Tang. Pourtant, des difficultés apparaissent, en partie parce que le gouvernement impérial continue à tolérer l’exonération de taxes pour certains domaines et à distribuer de grands domaines aux favoris. Avec l’accroissement de la population au VIIIe siècle, les exploitants héritent de domaines dont la superficie est de plus en plus réduite, alors que les impôts ne baissent pas. Les paysans quittent leurs terres, réduisant d’autant les ressources de l’État. Les frontières ne pouvant plus être protégées par les milices, un nouveau système de commanderies y prend place et la défense est souvent confiée à des soldats et à des commandants qui ne sont pas chinois, mais le plus souvent des nomades sinisés.

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La culture sous les Tang

L’expansion de l’Empire sous la dynastie Tang a pour conséquence un développement sans précédent de la vie intellectuelle. Les institutions et la culture des Tang sont adoptées et imitées en Corée et au Japon, tandis que la Chine bénéficie des influences des peuples de l’Empire et de ses voisins. Le bouddhisme connaît son apogée sous les premiers Tang. La Chine est en relation avec pratiquement tous les pays bouddhistes. Le célèbre moine-pèlerin Xuan Zang (602-664) rapporte en 645 des sutra bouddhistes d’Inde, favorisant l’essor de cette religion. Les écrivains Tang forgent la littérature chinoise classique. Les poètes du début de l’ère Tang, Li Bo, Wang Wei et Du Fu, leurs successeurs Bo Juyi, Li He, Li Shangyin (813-858), ainsi que le prosateur Han Yu (768-824) sont parmi les écrivains les plus talentueux, fixant les canons de la littérature et de la poésie classique. Dans le domaine de l’art chinois, Wang Wei et Wu Daozi créent les formes et les styles qui vont devenir des modèles pour les siècles suivants. La musique chinoise prend sa forme définitive, intégrant modes musicaux et instruments en usage dans les mondes arabe, persan et turc, comme le luth (ou p’i-p’a).

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