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John, Elton

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Elton JohnElton John
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1

Présentation

John, Elton (1947- ), auteur, compositeur et interprète de musiques pop et rock britannique.

Brillant compositeur et exceptionnel mélodiste, Elton John bénéficie d’une immense popularité — plus de 200 millions de disques vendus —, acquise notamment grâce à une attitude honnête, sincère et teintée d’autodérision qui a su séduire le public.

2

Une rencontre décisive et une collaboration fructueuse : Bernie Taupin

2.1

Une longue et difficile quête de reconnaissance

Né à Pinner (comté du Middlesex), Reginald Kenneth Dwight, dit Elton John, apprend le piano dès l’âge de 4 ans. Après six années d’études au sein de la Royal Academy of Music de Londres, il fonde son premier groupe (Bluesology) en 1961. Toutefois, cantonné dans un rôle de « pianiste de cabaret », il part à la recherche d’une nouvelle formation et passe quelques auditions. Recalé à plusieurs reprises, il rencontre Bernie Taupin, alors auteur inconnu originaire du Lincolnshire ; c’est le début de l’une des collaborations artistiques les plus prolifiques de l’histoire du rock.

Reginald Dwight devient Elton John en 1967. Désormais professionnellement associé à Bernie Taupin, il est engagé par la maison de disques DJM : ensemble ils écrivent paroles et musiques de très nombreuses chansons, sans rencontrer de véritable succès. Elton John publie ses premières compositions (« I’ve Been Loving You Too Long », « Lady Samantha ») sous son nom en 1968, dans l’indifférence générale. De même, son premier album (Empty Sky, 1969) reçoit un accueil critique favorable, mais les ventes sont décevantes.

2.2

Une irrésistible montée en puissance

Le disque Elton John (1970), porté par le triomphe du single « Your Song », ouvre au chanteur les portes du marché nord-américain et dénote une prédilection pour les ballades mélodieuses et sentimentales. Enregistré l’année suivante, Honky Château (1971) confirme brillamment l’exceptionnelle symbiose qui lie artistiquement Elton John et Bernie Taupin, illustrée par le titre « Rocket Man ».

Ses albums suivants révèlent en outre un goût pour le rock parodique — en témoigne le savoureux « Crocodile Rock » sur Don’t Shoot Me, I’m Only the Piano Player (1972) — et le glam rock (voir rock) dont il adopte les traits distinctifs (androgynie, maquillage lourd, paillettes, cape et bottes, etc.) pour composer sur scène un personnage extravagant et loufoque, reconnaissable entre tous. En 1973, le double album Goodbye, Yellow Brickroad marque l'apogée de la collaboration avec son « alter ego » : grâce à des titres à l’énergie communicative comme « Saturday’s Night Alright For Fighting » et « Benny & the Jets », ou encore l’émouvant hommage à Marilyn Monroe « Candle in The Wind », Elton John gagne enfin la faveur d’un large public et le respect des critiques.

Les compositions des deux hommes prennent un tour autobiographique avec Captain Fantastic and the Brown Dirt Cowboy (1975), tandis qu’Elton John contribue personnellement au retour de John Lennon sur le devant de la scène musicale. L'année suivante, couronné de succès, il fait sensation en avouant publiquement sa bisexualité. Il enregistre Blue Moves (1976), tandis qu’aidé de son fidèle parolier, il continue à produire avec régularité des « tubes » tels que « Sorry Seems To Be the Hardest Word » (1976), « Don't Go Breaking My Heart » (1977) ou l’instrumental « Song For Guy » (1978).

3

Le déclin puis le renouveau d’un artiste transformé

3.1

Entre auto-caricature et succès commerciaux

Au début des années 1980, Elton John rompt provisoirement sa collaboration avec Bernie Taupin et semble s’employer davantage à cultiver l’extravagance caricaturale et médiatique de son personnage qu’à assurer le maintien de la qualité de son répertoire. Aux prises avec des problèmes de boulimie et de drogue, il multiplie les apparitions dans les concerts de charité et s’investit dans la lutte contre le sida. En l’absence de son parolier, la carrière d’Elton John donne des signes d’essoufflement.

Too Low For Zero (1983), album de la « réconciliation » soutenu par le succès international du morceau « I’m Still Standing », permet néanmoins à son auteur de régner à nouveau sur les classements des meilleures ventes. À la faveur de réussites commerciales et musicales telles que « Blue Eyes » (1982), « Nikita » (1986), « I Don’t Wanna Go On With You Like That » (1988) ou « Sacrifice » (1989), Elton John conserve une popularité intacte.

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