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Résultats avec Windows Live® Search Peck, GregoryArticle
Plan de l'article
Présentation ; Une reconnaissance immédiate ; De prestigieuses collaborations ; Une fin de carrière partagée entre choix inattendus et engagement personnel
Peck, Gregory (1916-2003), acteur de cinéma américain. Sobre et autoritaire, mais également élégant et séduisant, Gregory Peck est parvenu à prêter ces qualités aux nombreux personnages qu’il a interprétés, le plus souvent des hommes intègres et de bonne volonté face à l’épreuve. Incarnation d’un idéal américain rassurant et moral, il s’est aussi imposé comme l’une des figures les plus reconnues et les plus admirées de l’après-guerre à Hollywood par son indépendance, son engagement et la cohérence de sa carrière.
Né à La Jolla (Californie) dans une famille d’origine irlandaise, Gregory Peck (de son vrai nom Eldred Gregory Peck) entame des études de médecine à l’université de Berkeley avant d’opter en 1939 pour la comédie. Il obtient son premier contrat d’acteur en 1942 pour une production de Broadway à New York ; il est alors repéré par le producteur David O. Selznick, qui toutefois juge son audition peu concluante. Days of Glory (1944) de Jacques Tourneur est le premier rôle de Gregory Peck au cinéma. Ses prestations dans les Clefs du royaume (The Keys of the Kingdom, 1944) de Lumsden Hare et John M. Stahl, Judy et le Faon (The Yearling, 1946) de Clarence Brown, le Mur invisible (Gentleman’s Agreement, 1947) d’Elia Kazan et Un homme de fer (Twelve O’Clock High, 1949) de Henry King lui valent autant de nominations aux oscars d’Hollywood. Il interprète parallèlement la Maison du docteur Edwards (Spellbound, 1945) et le Procès Paradine (The Paradine Case, 1947) d’Alfred Hitchcock ; il apparaît dans le western Duel au soleil (Duel in the Sun, 1946) de King Vidor.
Au cours des années 1950, Gregory Peck est sollicité par les réalisateurs les plus prestigieux de l’époque : Raoul Walsh pour Capitaine sans peur (Captain Horatio Hornblower, 1951) ; William Wyler pour Vacances romaines (Roman Holiday, 1953), dans lequel il joue le rôle d’un séducteur aux côtés de la jeune vedette Audrey Hepburn, et les Grands Espaces (The Big Country, 1958) ; John Huston pour Moby Dick (1956), adaptation du roman du même nom d’Herman Melville, mettant en scène le capitaine Achab dans sa quête à la fois physique et métaphysique d’une baleine blanche ; Stanley Kramer enfin, pour le Dernier Rivage (On the Beach, 1959), où il partage l’affiche avec Ava Gardner, Fred Astaire et Anthony Perkins. Les années 1960 débutent pour Gregory Peck par les Canons de Navarone (The Guns of Navarone, 1961) de Jack Lee Thompson, film de guerre qui lui permet de côtoyer Anthony Quinn et David Niven, puis sont marquées par l’oscar du meilleur acteur, reçu à la faveur de sa composition d’un avocat intègre et courageux dans Du silence et des ombres (To Kill A Mockingbird, 1962) de Robert Mulligan. Les Nerfs à vif (Cape Fear, 1962) est également réalisé par Jack Lee Thompson, et notamment interprété par Robert Mitchum. La Conquête de l’Ouest (How the West Was Won, 1963) de John Ford, Henry Hathaway et George Marshall est l’un des derniers grands rôles de Gregory Peck avant un retrait progressif de l’univers hollywoodien, notamment ponctué par une comédie policière aux côtés de Sophia Loren, Arabesque (1966) de Stanley Donen.
Ce n’est que dans la seconde moitié des années 1970 que Gregory Peck retrouve le succès grâce à la Malédiction (The Omen, 1976) de Richard Donner, film d’angoisse inspiré par le climat inquiétant et empreint d’occultisme de Rosemary’s Baby (1968) de Roman Polanski. Si MacArthur le général rebelle (MacArthur, 1977) de Joseph Sargent est un relatif échec commercial, Ces garçons qui venaient du Brésil (The Boys From Brazil, 1978) de Franklin J. Schaffner, dans la lignée de Marathon Man (1976) de John Schlesinger, obtient de nombreuses nominations aux oscars ; Gregory Peck y interprète pour la première fois de sa carrière un personnage « méchant », le médecin nazi Joseph Mengele, poursuivi par Ezra Lieberman (Laurence Olivier). Dès lors, Gregory Peck met sa carrière d’acteur entre parenthèses, n’apparaissant à l’écran qu’occasionnellement : la Force du silence (Amazing Grace and Chuck, 1987) de Mike Newell, The Old Gringo (1989) de Luis Puenzo ou encore le remake des Nerfs à vif (1991) de Martin Scorsese avec Robert De Niro et Nick Nolte. Il prête également sa voix à de nombreux documentaires et tourne dans plusieurs téléfilms, notamment une nouvelle version de Moby Dick (1998) réalisée par Franc Roddam. Parallèlement à ses succès en tant que comédien, Gregory Peck s’est également investi dans la promotion du cinéma — il a participé à la fondation de l’American Film Institute — et dans diverses associations.
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