![]() Le choix d'Encarta
Consultez les ouvrages concernant Vichy, gouvernement de et sélectionnés par l'équipe éditoriale d'Encarta Articles voisins
Recherche Encarta
Rechercher dans Encarta des informations sur Vichy, gouvernement de |
Résultats avec Windows Live® Search
Résultats avec Windows Live® Search Vichy, gouvernement deArticle
Plan de l'article
Présentation ; La défaite et l'instauration de l'État français ; Organisation du gouvernement de Vichy ; L'idéologie et le programme de Vichy ; La France des années noires et le poids de l'Occupation
Vichy, gouvernement de, nom donné au régime politique, installé à Vichy, qui a pris le nom officiel d’État français et a dirigé la France au cours de la Seconde Guerre mondiale, du 10 juillet 1940 au mois d’août 1944.
Après la « drôle de guerre » (septembre 1939-mai 1940), l’offensive allemande, lors de la campagne de France (mai-juin 1940) provoque l’effondrement de l’armée française et est suivie d’un exode massif des civils, qui tourne à la débâcle. Paris est occupée dès le 14 juin 1940. Le 16 juin, le président du Conseil français, Paul Reynaud, est contraint à démissionner ; son successeur, le maréchal Philippe Pétain forme un nouveau gouvernement et entame, le 17 juin, des négociations pour obtenir un armistice avec l’Allemagne. Celui-ci est signé le 22 juin à Rethondes. La France, humiliée, doit se soumettre. Le territoire est divisé en deux zones ; il est prévu une occupation allemande du nord de la France jusqu’à la Loire, et le long de la côte atlantique jusqu’à la frontière espagnole. Cela signifie que 55 p. 100 du territoire national français (dont Paris) est occupé ; cependant, en zone non occupée, le nouveau régime, dirigé par Pétain, prend le nom d’État français et s’installe à Vichy, le 1er juillet 1940. Le 10 juillet 1940, les sénateurs et députés de l’Assemblée nationale votent en faveur d’une loi qui abolit la Constitution républicaine et confère les pleins pouvoirs au maréchal Pétain (569 voix pour, 80 contre). Pourtant, ce projet de nouvelle Constitution n’a jamais été ratifié. Cette date marque la fin de la IIIe République : Pétain assume alors la fonction de chef de l’État français. Les 11 et 12 juillet, il promulgue divers actes constitutionnels qui ajournent le Sénat et la Chambre des députés, lui permettant ainsi de s’octroyer les pouvoirs exécutif et législatif. Il désigne Pierre Laval comme son successeur. La France est ainsi le seul pays d’Europe à être dirigé, durant la Seconde Guerre mondiale, par un gouvernement légal qui, profitant de la défaite, entend mener une révolution institutionnelle et morale.
Le gouvernement de Vichy est dominé par la personnalité du maréchal Pétain. Chef militaire prestigieux lors de la Première Guerre mondiale, il est, en 1940, respecté, et bénéficie du soutien de l’Église catholique et d’une popularité considérable, faisant même l’objet d’un culte de la personnalité : le « maréchalisme ». Pierre Laval dirige le gouvernement en tant que ministre d’État de 1940 à 1941, puis est rappelé au pouvoir par les Allemands, en avril 1942. Il prône la réconciliation franco-allemande. Autre homme fort du régime, l’amiral François Darlan qui pratique une politique de collaboration à l’égard de l’Allemagne.
Le gouvernement de Vichy est caractérisé par une certaine hétérogénéité : il est composé de personnalités issues de divers mouvements politiques, constituant un kaléidoscope des droites françaises. Ainsi les technocrates tels que Jean Bichelonne ou Pierre Pucheu côtoient des membres de l’Action française, comme Charles Maurras, ou des catholiques traditionnels, qui rêvent de constituer une nation chrétienne, tels que Xavier Vallat. Les tendances monarchiste et fasciste sont représentées. Quelques transfuges de la gauche, tels que l’ancien communiste Paul Marion ou le dirigeant de la Confédération générale du travail (CGT), René Belin, font aussi partie du gouvernement. Mais Vichy est également soumis aux critiques et à la pression des milieux collaborationnistes parisiens qui jugent l’action de l’État français trop modérée ; sous la pression des Allemands, plusieurs de leurs membres, à partir de la fin de 1943, entrent au gouvernement, comme Marcel Déat, directeur de l’Œuvre, qui fonde le Rassemblement national populaire. Jacques Doriot est l’instigateur du Parti populaire français (PPF) et des Légions des volontaires français contre le bolchevisme (LVF), ainsi qu’un ardent partisan de la collaboration avec l’Allemagne. Pierre Drieu la Rochelle est également actif à cette époque, militant en faveur de la collaboration et du fascisme. Enfin, Robert Brasillach, rédacteur en chef de Je suis partout, célèbre la collaboration franco-allemande et le nazisme.
|
© 2008 Microsoft
![]() ![]() |