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Résultats avec Windows Live® Search Rome antique (République)Article
Plan de l'article
Présentation ; Conquête de l'Italie (510-264 av. J.-C.) ; Une puissance mondiale (264-133 av. J.-C.) ; Luttes intestines 133-27 av. J.-C. ; Ascension de César
Rome antique (République) ou République romaine, période de l’histoire romaine durant laquelle l’État romain a été régi par une République entre 510 av. J.-C. et 27 av. J.-C., après l'expulsion de Tarquin le Superbe, le dernier des rois de Rome.
En remplacement du roi, deux magistrats étaient élus chaque année par l'ensemble du corps des citoyens. Ils s'appelaient préteur, puis portèrent le titre de consul. L'exercice collégial du pouvoir suprême et la limitation de la durée de la charge à une seule année empêchaient tout magistrat de devenir autocratique. La nature du corps consultatif existant, le Sénat, fut modifiée par la venue de plébéiens, appelés conscripti, et de ce fait l'appellation officielle des sénateurs devint patres conscripti (pères conscrits). Au début, seuls des patriciens pouvaient devenir magistrats, mais le mécontentement de la plèbe provoqua un conflit violent entre les deux classes et aboutit à la disparition progressive des interdictions sociales et politiques dont la plèbe était victime. En 494 av. J.-C., une sécession de soldats plébéiens provoqua l'instauration des tribuni plebis : élus chaque année, les tribuns de la plèbe possédaient un droit de veto sur les actes des patriciens. Lors de sa nomination, le décemvirat, une commission de dix hommes, en 451 av. J.-C., fut chargé de la rédaction d'un code juridique. En 445 av. J.-C., sous la loi canuléenne, les mariages entre patriciens et plébéiens furent légalement reconnus. Sous les lois liciniennes-sextiennes, promulguées en 367 av. J.-C., il fut établi que l'un des deux consuls devrait désormais être issu de la plèbe. Progressivement, les autres postes officiels furent également ouverts à la plèbe : la dictature, une magistrature d'exception, dont le bénéficiaire était nommé dans les situations de danger extrême (356 av. J.-C.), la censure (350 av. J.-C.), la préture (337 av. J.-C.) et les charges magistrales des collèges des pontifes et des augures (300 av. J.-C.). Ces changements politiques donnèrent naissance à une nouvelle aristocratie, composée de familles patriciennes et plébéiennes riches, et l'admission au Sénat devint le privilège héréditaire de ces familles. Le Sénat, qui à l'origine ne jouissait que de pouvoirs administratifs restreints, devint un puissant organe de gouvernement, traitant de guerre et de paix, des alliances étrangères, de la fondation de colonies et de la gestion des finances de l'État. Même si l'arrivée de cette nouvelle nobilitas mit un terme aux luttes entre les deux classes, la situation des familles plébéiennes les plus pauvres ne s'améliora pas, et le contraste de plus en plus marqué entre les riches et les pauvres conduisit aux luttes entre le parti aristocratique et le parti populaire dans les derniers temps de la République. La politique extérieure romaine durant cette période fut principalement axée sur la conquête et l'expansion. Avant la fin de la période royale, Rome était devenue la principale puissance du Latium. Aidés de leurs alliés, les Romains se battirent contre les Étrusques, les Volsques et les Èques. Entre 449 et 390 av. J.-C., Rome devint particulièrement conquérante. La prise de la cité étrusque de Véies en 396 av. J.-C. par Camille marqua le début de la perte d'indépendance de l'Étrurie. D'autres cités étrusques s'empressèrent de faire la paix et, au milieu du IVe siècle av. J.-C. des garnisons romaines stationnaient dans le Sud de l'Étrurie et un grand nombre de colons romains s'était établi dans la région. Des victoires sur les Volsques, les Latins et les Herniques permirent aux Romains de contrôler l'Italie centrale et les mirent aux prises avec les Samnites d'Italie méridionale, qu'ils battirent au cours de trois guerres, entre 343 et 290 av. J.-C. Une révolte des Latins et des Volsques fut matée et, en 338 av. J.-C. la Ligue latine, une confédération des cités du Latium déjà ancienne, fut dissoute. De puissantes coalitions, composées d'Étrusques, d'Ombriens, de Gaulois au nord, de Lucaniens, de Bruttiens et de Samnites au sud, se formèrent contre Rome et menacèrent sa puissance jusqu'à la défaite de la confédération du Nord en 283 av. J.-C. et des États du Sud peu après. En 281 av. J.-C., la colonie grecque de Tarente fit appel à Pyrrhus, roi d'Épire, contre Rome. Ses campagnes en Italie et en Sicile entre 280 et 276 av. J.-C. se soldèrent par un échec et Pyrrhus reprit le chemin de la Grèce. Au cours des dix années suivantes, les Romains achevèrent leur conquête de l'Italie méridionale et prirent le contrôle de l'ensemble de la péninsule jusqu'à l'Arno et le Rubicon au nord.
En 264 av. J.-C., Carthage gouvernait un empire maritime s'étendant jusqu'à l'Espagne. Les guerres puniques qui eurent lieu entre Rome et Carthage avaient pour enjeu l'hégémonie en Méditerranée occidentale. La première des guerres puniques portait sur la possession de la Sicile et fut marquée par l'émergence de Rome comme grande puissance navale. Avec le soutien de Hiéron II, roi de Syracuse, les Romains s'emparèrent d'Agrigente et, en 260 av. J.-C., leur flotte flambant neuve commandée par le consul Caius Duilius battit la flotte carthaginoise lors de la bataille de Myles. Le déplacement de la guerre sur le sol africain provoqua la défaite et la capture du général Marcus Atilius Regulus. Après plusieurs défaites navales, les Romains remportèrent une victoire décisive en 242 av. J.-C. au large des îles Égades, à l'ouest de la Sicile. La guerre s'acheva en 241 av. J.-C. par la cession aux Romains de la partie carthaginoise de la Sicile, qui devint une province romaine et fut la première possession de Rome à l'étranger. La Sardaigne et la Corse furent prises à Carthage et annexées comme provinces peu après. Carthage prépara une reprise des hostilités en acquérant un point d'appui en Espagne. Sous la direction d'Hamilcar Barca, elle occupa la péninsule Ibérique jusqu'au Tage, au nord. Le gendre d'Hamilcar, Hasdrubal, poursuivit son œuvre de conquête jusqu'à sa mort en 221 av. J.-C. et, entre 221 et 219 av. J.-C., Hannibal étendit les conquêtes de Carthage au nord, jusqu'à l'Èbre. La deuxième guerre punique débuta en 218 av. J.-C., lorsque Hannibal entra en Italie, il infligea aux Romains une série de défaites et ravagea la majeure partie de l'Italie méridionale durant plusieurs années. Rappelé en Afrique en 202 av. J.-C. pour faire face à Scipion l'Africain, qui avait assiégé Carthage, il fut vaincu à la bataille de Zama. Carthage dut rendre sa flotte, céder l'Espagne ainsi que ses îles de Méditerranée, et payer une très lourde indemnité. Rome exerça un contrôle plus strict des communautés italiennes placées sous sa direction, tandis que les cités grecques du sud de l'Italie qui avaient épaulé Hannibal devenaient des colonies romaines. Elle continua également à accroître sa puissance vers le nord. Entre 201 et 196 av. J.-C., les Celtes de la vallée du Pô furent soumis, et leur territoire fut latinisé, bien qu'eux-mêmes fussent empêchés d'acquérir la citoyenneté romaine. La Corse et la Sardaigne furent conquises, et l'Espagne fut occupée militairement, une pratique qui donna naissance à la première armée permanente romaine. Au cours des IIIe et IIe siècles av. J.-C., Rome fut impliquée dans un conflit avec la Macédoine pour la domination de la mer Égée, conflit connu sous le nom de guerres macédoniennes. Du côté macédonien, les deux premières guerres furent dirigées par Philippe V, qui fut finalement vaincu en 197 av. J.-C. Avec l'aide des États grecs méridionaux, les Romains se tournèrent alors contre le roi de Syrie Antiochos III, qu'ils battirent à Magnésie en 190 av. J.-C. et qui dut rendre ses possessions en Europe et en Asie Mineure. Le fils et successeur de Philippe, Persée (v. 212-v. 166 av. J.-C.), continua à résister aux Romains, ce qui provoqua la troisième et dernière guerre macédonienne. En 168 av. J.-C., son armée fut mise en déroute à Pydna par le général Lucius Aemilius Paullus (v. 229-v. 160 av. J.-C.). La Macédoine devint une province romaine en 146 av. J.-C. La même année, une ultime révolte de la Ligue achéenne dirigée contre Rome provoqua la prise et la destruction de Corinthe. Entre 149 av. J.-C. et 146 av. J.-C., Rome fut également impliquée dans la troisième guerre punique. Scipion Émilien y mit un terme en prenant et détruisant Carthage, qui fit alors partie de la province romaine d'Afrique. Une série de campagnes en Espagne s'acheva par la prise de Numance en 133 av. J.-C., tandis que, la même année, Rome recevait le royaume de Pergame à la mort de son dernier souverain Attale III. Peu après, ce territoire devint la province d'Asie. En 131 av. J.-C., Rome avait édifié un empire à l'échelle mondiale, dominant la Méditerranée de la Syrie à l'Espagne. Les Romains entrèrent en contact avec les Grecs, d'abord en Italie méridionale et en Sicile, et plus tard à l'est, adoptant une grande partie de l'art, de la littérature, de la philosophie et de la religion de la Grèce antique. Le développement de la littérature latine débuta en 240 av. J.-C. par la traduction et l'adaptation de la poésie épique et dramatique grecque. En 155 av. J.-C., des écoles grecques de philosophie furent mises en place à Rome.
Plusieurs familles plébéiennes extrêmement riches s'arrangèrent avec les anciennes familles patriciennes pour que les hautes charges de l'administration et le Sénat leur soient réservées à l'exclusion de toute autre ; on les appela les optimates. Cette classe gouvernante aristocratique devint égoïste, arrogante et attachée au luxe. La disparition progressive des paysans, provoquée par la croissance de grands domaines, la pratique de l'esclavage et la dévastation du pays par la guerre, conduisit au développement d'un sous-prolétariat urbain incapable d'avoir une opinion politique. Les conflits entre le parti aristocratique et le parti populaire étaient inévitables. Les tentatives des tribuns de la plèbe Tiberius Sempronius Gracchus et son frère Caius Sempronius Gracchus, pour soulager la détresse économique des citoyens les plus pauvres par le biais de réformes des lois agraires et céréalières, se soldèrent par des émeutes au cours desquelles les deux frères furent tués, Tiberius en 133 av. J.-C. et Caius en 121 av. J.-C. L'expansion territoriale de Rome se poursuivait. En 105 av. J.-C., Jugurtha, roi de Numidie, fut déposé par Marius aidé de Sylla, ce qui contribua à renforcer la renommée militaire de la République. Les communautés italiennes qui s'étaient alliées à Rome voyaient leurs charges s'alourdir à mesure que leurs privilèges disparaissaient, et réclamèrent la part des conquêtes auxquelles elles avaient participé. Le tribun Marcus Livius Drusus tenta de se concilier les pauvres par des réformes agraires et les alliés italiens en leur promettant la citoyenneté romaine. Son assassinat en 91 av. J.-C. fut suivi l'année suivante par une révolte des armées italiennes voulant créer une nouvel État italien, gouverné sur les bases de la constitution romaine. Cette guerre, qui dura de 90 à 88 av. J.-C., est connue sous le nom de guerre sociale, ou guerre des Marses, en raison de la part importante prise dans celle-ci par les Marses. Les Italiens furent finalement battus mais obtinrent la citoyenneté romaine. Les troubles à l'intérieur de Rome se poursuivirent. Lors de la guerre contre le roi du Pont, Mithridate VI Eupator, un conflit éclata entre Marius, le porte-parole et l'idole du parti populaire, et Sylla, le chef de l'aristocratie, pour savoir qui commanderait le corps expéditionnaire. À la tête des légions qu'il avait dirigées durant la guerre sociale, Sylla marcha sur Rome et, pour la première fois, fit pénétrer des légions romaines dans la Cité. La fuite de Marius et l'exécution du tribun Publius Sulpicius Rufus (v. 124-88 av. J.-C.) qui s'en suivirent permirent à Sylla d'imposer des mesures autoritaires et, après que des élections consulaires l'eurent confirmé dans son commandement, il se mit en route contre Mithridate VI en 87 av. J.-C. En l'absence de Sylla, Cinna, l'un des chefs du parti populaire et un opposant acharné à Sylla, tenta d'introduire les réformes proposées à l'origine par Sulpicius, mais fut chassé de Rome. Il rallia à lui les légions de Campanie et, accompagné de Marius, qui était revenu d'Afrique, rentra à Rome. Ils partagèrent le consulat de 86 av. J.-C., mais Marius, après s'être vengé en massacrant sénateurs et patriciens, mourut peu après. Cinna resta au pouvoir jusqu'en 83 av. J.-C. lorsque Sylla, revenu d'Asie Mineure avec 40 000 hommes, marcha sur Rome et battit le parti populaire. La constitution républicaine était désormais à la merci du chef qui possédait le plus grand appui militaire. Sylla réprima ses ennemis par des proscriptions, dressant et affichant au Forum une liste d'hommes importants déclarés ennemis publics et hors-la-loi. Il confisqua également les terres de ses opposants politiques et les donna aux vétérans de ses légions, qui en règle générale les négligèrent ou les délaissèrent. La riche économie agricole de Rome périclita, et la Cité dut importer la majeure partie de son ravitaillement, en particulier d'Afrique, qui devint la principale source d'approvisionnement en grain.
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