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Résultats avec Windows Live® Search expressionnisme (musique)Article
expressionnisme (musique), courant musical participant d’un vaste mouvement de la première moitié du XXe siècle, fondé sur l’expression d’une subjectivité douloureuse, et recourant à de nouvelles formes tonales. Il fut identifié par la critique d’art au début du XXe siècle et culmina à l’époque de la Première Guerre mondiale. Voulant dénoncer les angoisses, les peurs secrètes et le matérialisme de la condition humaine des premières années du XXe siècle, les compositeurs expressionnistes produisirent des œuvres radicales subjectives, minutieusement structurées, émotionnellement intenses et musicalement complexes. Les techniques conventionnelles étaient détournées, on évitait les « jolies » harmonies en faveur d’harmonies dissonantes et complexes d’une grande puissance. Cette musique est souvent atonale, ou usant de tonalités atypiques. La polyphonie (entrelacement de lignes mélodiques) est souvent dense au point d’en faire disparaître toute mélodie au sens traditionnel du terme. Le terme d’expressionnisme, comme celui d’impressionnisme, fut employé en musique en parallèle avec le mouvement des arts plastiques et, dans une certaine mesure, de la littérature (voir Expressionnisme (art) ; Expressionnisme (littérature et cinéma)). On trouve les racines de l’expressionnisme musical dans les œuvres de compositeurs du romantisme tardif comme Richard Wagner, en Allemagne, et Gustav Mahler, en Autriche. Deux opéras précoces de Richard Strauss sont typiques de ce mouvement : Salomé (1905) et Elektra (1909). Mais l’expressionnisme musical se développa surtout au sein de l’école de Vienne, constituée des compositeurs Schoenberg, Berg et Webern ; notamment dans certaines œuvres d’Arnold Schoenberg, comme ses monodrames Erwartung (« Attente », 1909) et Die Glückliche Hand (« la Main heureuse », 1913), et son cycle lyrique Pierrot lunaire (1912), ou encore dans les opéras d’Alban Berg, Wozzeck (1922) et Lulu (1934). L’atmosphère angoissée et la noirceur psychologique du premier expressionnisme se retrouvent également dans la musique instrumentale de la deuxième école viennoise : les Cinq Pièces pour orchestre op. 16 de Schoenberg (1909), les Six Pièces op. 6 d’Anton von Webern (1910), et les Trois Pièces pour orchestre op. 6 de Berg (1914), qui sont toutes des œuvres brèves et incisives composées pour de très grands orchestres. D’autres compositeurs ont utilisé des éléments expressionnistes, parmi lesquels Paul Hindemith, en Allemagne, Béla Bartók, en Hongrie, et Alexandre Scriabine (Prométhée, 1910) ainsi que Serge Prokofiev, en Russie. Toute une génération ultérieure de compositeurs naquit de l’expressionnisme, dont les Allemands Hanns Eisler et Kurt Weill (qui collabora avec le dramaturge Bertolt Brecht, lui aussi fortement influencé par ce mouvement), l’Américain Charles Ives ou encore le Soviétique Dmitri Chostakovitch.
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