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Résultats avec Windows Live® Search cinéma (technique)Article
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cinéma (technique), technique de la création d’images animées.
À la suite des travaux du physiologiste Étienne-Jules Marey et du photographe Eadweard Muybridge (inventeur du Zoopraxiscope en 1880), l’élaboration d’un matériel capable de saisir et de restituer le mouvement dans sa continuité apparut techniquement possible. Le premier à mettre au point un tel appareil fut William Kennedy Laurie Dickson, qui travaillait pour la société de Thomas Edison. Ancêtre de la caméra, le Kinetograph fut breveté en 1891 ; il prenait une série de photographies instantanées sur une émulsion photographique standard Eastman Kodak que l’on collait ensuite sur une bande de Celluloïd transparent de 35 mm de large, perforée de façon régulière. La première projection eut lieu en 1893, à l’aide d’un appareil conçu également par Dickson et appelé Kinétoscope. Cet appareil, une sorte de visionneuse individuelle, était enfermé dans un grand coffret et permettait la perception d’images continues à travers un viseur. Sous cette forme, ce ne fut guère qu’une attraction foraine, toutefois fort prisée. Les frères Lumière en reprirent le principe et mirent au point un projecteur sous le nom de Cinématographe. Leurs films purent ainsi être projetés sur un écran en public, la première représentation ayant eu lieu à Paris, au Grand Café, le 28 décembre 1895. Le succès fut immédiat. D’autres chercheurs, aux États-Unis (Laurie Dickson, associé à Eugène Lauste, Thomas Armat, dont le brevet fut acheté par Edison en 1896, etc.), en France (Georges Demenÿ, inventeur du Chronophotographe pour la firme Gaumont), en Allemagne (Max Skladanowsky, Oskar Messter), en Italie (Filoteo Alberini) et en Grande-Bretagne (Robert William Paul), mettaient au point à la même époque des brevets concurrents ou complémentaires (voire des contrefaçons) des brevets Edison ou Lumière. Très vite, le format de pellicule de 35 mm défini par Edison et la vitesse de projection de 16 images par seconde du Cinématographe Lumière devinrent des standards. Il ne manquait qu’un système pratique de synchronisation du son — le Vitaphone en 1926, puis le Movietone en 1931 — pour que les fondements techniques du cinéma moderne fussent tous réunis.
Le fonctionnement du cinéma repose sur une propriété de l’œil humain appelée persistance rétinienne. Lorsque le cristallin projette une image sur la rétine, la transformation des pigments des cellules photoréceptrices (cônes et bâtonnets) se traduit par un potentiel d’action qui est transmis au cerveau. Lorsque l’image s’interrompt, l’activité chimique persiste au niveau des cellules photoréceptrices et entretient l’influx nerveux pendant une courte période. Le film est une succession d’images fixes projetées à une certaine cadence pour donner l’illusion du mouvement. La plupart des films sont projetés à la vitesse de 24 images par seconde.
Bien que la fonction d’une caméra de cinéma soit au fond la même que celle de n’importe quel appareil photo, l’obligation de prendre un grand nombre de photos en une seconde, pour reconstituer le mouvement, impose un déplacement très rapide de la pellicule dans l’appareil ; c’est cette contrainte qui rend l’appareil très complexe. À la vitesse de 24 images par seconde, une minute de film consomme 12 m de pellicule de format 35 mm ; les caméras sont équipées de magasins pouvant contenir 300 m de film. Le film tourne de manière régulière dans le couloir ménagé dans la caméra. Un mécanisme d’entraînement intermittent permet de fixer les images individuelles sur la surface sensible de la pellicule au moyen de griffes permettant successivement l’avance du film et son immobilisation temporaire. À chaque immobilisation, l’obturateur de la caméra s’ouvre et la lumière impressionne le film qui est positionné à une fenêtre dite de prise de vues, au format normalisé. À la cadence de 24 images par seconde, l’exposition dure 1/48 de seconde. Sur certains appareils, on peut modifier l’angle d’ouverture de l’obturateur, donc l’exposition de la pellicule. Dans les caméras cinématographiques, la pellicule défile de haut en bas ; la hauteur d’une image plus l’intervalle entre deux images occupe quatre perforations. Dans les appareils photo, la pellicule se déroule horizontalement et chaque image est bordée de huit perforations. Pour s’assurer que la pellicule est correctement positionnée et parfaitement immobile pendant l’exposition, de nombreuses caméras utilisent des chevilles de centrage qui glissent dans les perforations de la pellicule et l’immobilisent. À l’origine, le mouvement était entraîné par l’opérateur au moyen d’une manivelle ; le moteur électrique s’imposa ensuite pour obtenir la plus grande régularité. Pour permettre un cadrage précis, la plupart des caméras disposent d’un viseur reflex. Il s’agit d’un miroir incliné à 45 degrés fixé sur l’obturateur et qui renvoie en totalité le faisceau lumineux provenant de l’objectif depuis la mise au point de la visée reflex intermittente. De nombreuses caméras possèdent une caméra vidéo miniature qui transmet l’image vers un système de télévision en circuit fermé permettant de contrôler ou de rejouer ce qui est filmé. On parle alors d’assistance vidéo. La qualité des images projetées dépend de la taille de chaque image. Les professionnels utilisent généralement le format 35 mm. Pour la télévision et le documentaire, on tourne généralement en 16 mm. Parfois, on utilise le format Super 16, un peu supérieur au 16 mm ; l’image est ensuite agrandie au 35 mm lorsque l’on édite le film. Les amateurs de l’ancien format 8 mm se sont largement tournés vers la vidéo.
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