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Organisation européenne pour la recherche nucléaire [CERN]

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1

Présentation

Organisation européenne pour la recherche nucléaire [CERN], plus grand centre de physique des particules au monde, créé en 1952 sur la frontière franco-suisse, également appelé Laboratoire européen pour la physique des particules et connu sous l’acronyme CERN (Centre européen pour la recherche nucléaire).

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Historique

C’est au lendemain de la Seconde Guerre mondiale qu’est prise la décision de créer le Conseil européen pour la recherche nucléaire (CERN), pour tenter de refonder une science européenne mise à mal par la guerre et l’avance américaine. Alors que fonctionnent déjà aux États-Unis deux accélérateurs de particules, le CERN voit le jour en 1952, à la suite d’une résolution adoptée par les représentants de onze États européens lors de la cinquième Conférence générale de l’Unesco (1950).

Il se voit fixer pour mission la recherche fondamentale sur la structure de la matière, à l’exclusion de toute activité à des fins militaires (il s’agit alors de tenter de faire oublier Hiroshima par une utilisation pacifique et scientifique du nucléaire). Les travaux pour la construction du laboratoire et de son accélérateur commencent au mois de mai 1954. Le 29 septembre de la même année, la convention du CERN est ratifiée par douze États européens (la République Fédérale d’Allemagne, la Belgique, le Danemark, la France, la Grèce, l’Italie, la Norvège, les Pays-Bas, le Royaume-Uni, la Suède, la Suisse, et la Yougoslavie). Le 10 juin 1955, le physicien américain d’origine suisse Félix Bloch, premier directeur général du CERN, pose la première pierre sur le site du laboratoire. Cette avance rapide du projet (cinq années seulement de la première résolution à la pose de la première pierre) traduit la volonté des responsables politiques européens de s’appuyer sur une collaboration scientifique pour tourner définitivement la page de la Seconde Guerre mondiale, ce qui rendait par ailleurs la présence de l’Allemagne indispensable.

C’est en 1957 que le premier accélérateur, le synchrocyclotron (SC) à protons est mis en service, permettant à la plupart des pays européens de participer aux expériences de physique les plus avancées au niveau mondial. Depuis, d’autres accélérateurs et détecteurs de particules (toujours plus performants) ont pris le relais et contribuent à faire du CERN un centre international de recherche d’avant-garde.

3

Organisation

3.1

États membres et non-membres

Né sur les décombres de la recherche européenne, le CERN est aujourd’hui l’un des plus grands instruments mondiaux de recherche fondamentale. Des chercheurs de toutes nationalités y collaborent : il comprend aujourd’hui vingt États membres européens, et de nombreux pays non-européens participent également à ses travaux.

Les pays membres sont l’Allemagne, l’Autriche, la Belgique, la Bulgarie, le Danemark, l’Espagne, la Finlande, la France, la Grèce, la Hongrie, l’Italie, la Norvège, les Pays-Bas, la Pologne, le Portugal, la République slovaque, la République tchèque, le Royaume-Uni, la Suède et la Suisse. Ils contribuent au capital et aux frais d’exploitation des programmes du CERN, et sont représentés au Conseil, responsable de toutes les décisions importantes concernant le laboratoire et ses activités.

D’autres États ou organisations internationales ne peuvent adhérer mais participent en tant qu’observateurs. Ce statut leur permet d’assister aux réunions du Conseil sans prendre part aux procédures de décision. Les États observateurs et les organisations participant aux programmes du CERN sont la Commission européenne, les États-Unis, l’Inde, Israël, le Japon, la Fédération de Russie, la Turquie, et l’Unesco.

Des États non-membres participent aux programmes du CERN. Il s’agit de l’Algérie, l’Argentine, l’Arménie, l’Australie, l’Azerbaïdjan, la Biélorussie, le Brésil, le Canada, la Chine, la Croatie, Chypre, l’Estonie, la Géorgie, l’Islande, l’Inde, l’Iran, l’Irlande, le Mexique, le Maroc, le Pakistan, le Pérou, la Roumanie, la Serbie, la Slovénie, l’Afrique du Sud, la Corée du Sud, Taïwan et l’Ukraine. La participation de pays comme l’Inde, le Pakistan et la Chine, en dépit de relations politiques difficiles, est révélatrice du rôle joué par le CERN, qui fait de lui « une organisation dédiée aux efforts scientifiques communs, profitant à des pays qui furent empêtrés dans un combat mortel », selon les souhaits du physicien américain Isidore Isaac Rabi (prix Nobel de physique en 1944) lors la conférence de l’Unesco de 1950.

3.2

Structure

À la tête du CERN, un Conseil en est l’autorité suprême, responsable en dernier ressort de toutes les décisions importantes. Il détermine la ligne de conduite de l’organisation en matière scientifique, technique et administrative, assisté dans sa tâche par le Comité des directives scientifiques et le Comité des finances.

Le Directeur général est traditionnellement un scientifique, nommé pour cinq ans par le Conseil. Assisté d’un Directoire, il administre le laboratoire en s’appuyant sur les sept départements que compte l’organisation (accélérateurs et faisceaux, technologie des accélérateurs, physique, technologies de l’information, support technique, finances et ressources humaines).

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