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Plan de l'article
Présentation ; L’oasis, milieu naturel transformé par l’homme ; Les différentes formes d’oasis ; L’évolution de la conquête de l’eau ; La production agricole des oasis
oasis, lieu caractéristique des régions arides ou semi-arides, où la vie végétale et animale peut se développer grâce à l’action de l’homme, qui peut ainsi vivre sédentairement dans un milieu climatique hostile.
Si, dans les déserts, l'eau peut exister naturellement en surface, grâce aux sources et à des fleuves allogènes — Nil — ou issus de montagnes — Tigre, Indus — qui les traversent, dans la plupart des cas, les hommes ont dû faire preuve d'ingéniosité pour en bénéficier en permanence. L’oasis, souvent envisagée comme un « havre » de repos et de subsistance au cœur d’un environnement naturel difficile, peut à ce titre être considérée comme une création humaine, puisqu’elle disparaîtrait sans l’activité de l’homme. Aujourd’hui, les moyens techniques et financiers permettent à certaines oasis de s'étendre sur des milliers d'hectares — Sind (Pakistan) —, de « faire fleurir le désert » — Israël — ou d'entretenir de grandes villes — Phoenix, en Arizona.
Les formes les plus élémentaires d'oasis consistent à creuser des entonnoirs dans les dunes pour y planter des palmiers qui s'alimentent dans la nappe phréatique — Souf ou Sahara algérien — ; ailleurs (oasis des piémonts des Andes et de l'Atlas), l'eau temporaire des oueds est dérivée à l'aide d'épis ou de barrages rudimentaires puis dirigée par gravité vers des rigoles permettant à leur tour d’irriguer les champs situés dans le lit majeur.
Les puits, les sources captées et les galeries souterraines — foggara au Sahara, qanat en Iran — extraient ou drainent les nappes souterraines locales, assurant ainsi un approvisionnement permanent — au prix d'une dépense d'énergie humaine ou animale considérable pour remonter l'eau (puits à balancier, à poulie, noria). Les pompes à moteur ont permis de multiplier les points d'extraction et de puiser dans des nappes plus profondes, artésiennes et parfois non renouvelables. L'eau est collectée dans des réservoirs ; d'un répartiteur en forme de peigne divergent des canaux — les séguias — qui distribuent l'eau dans l'oasis. Chaque parcelle cultivée, cernée de rigoles, reçoit de l'eau selon un règlement rigoureux, qui définit l'horaire et la durée du « tour d'eau ».
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