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Résultats avec Windows Live® Search protectionnismeArticle
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protectionnisme, ensemble des mesures économiques mises en place par un pays sur le plan de son commerce extérieur, qui ont pour effet de s’opposer au principe du libre-échange.
Les mesures protectionnistes peuvent prendre différentes formes et porter sur la quantité, le prix ou la qualité des biens. Elles visent à protéger un secteur en difficulté en lui assurant un débouché sur le marché national ou à éviter l’exportation massive de certains biens pour, par exemple, empêcher les cours de chuter. Les mesures portant sur la quantité des exportations ou des importations sont appelées quotas ou contingentements. Ces mesures sont totalement opposées au libre-échange puisqu’elles empêchent tout ajustement par les prix. Les mesures portant sur les prix reviennent à taxer les importations ou les exportations. L’augmentation du prix du bien fait diminuer la demande nationale (importations) ou la demande étrangère (exportations). Les mesures concernant la qualité des produits sont regroupées sous le nom de barrières non tarifaires. Elles sont souvent un protectionnisme déguisé, bien qu’elles ne semblent se préoccuper que de normes de marché, de santé publique ou de réseaux de distribution. La tendance internationale, depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, est à la suppression des entraves à la liberté du commerce, les politiques de protection étant considérées par l’analyse économique comme sous-optimales en termes de bien-être global. À ce fondement théorique s’ajoute la crainte de voir les mesures de protection dégénérer en guerre commerciale comme ce fut le cas pendant les années 1930.
C’est pour éviter qu’une telle situation ne se répète que le General Agreement on Tariffs and Trade (GATT) fut créé en 1948. Il doit être un cadre de négociation permettant une élimination graduelle des obstacles au commerce international et propose un certain nombre de règles fondamentales que les pays membres doivent respecter. Le premier principe est celui de non-discrimination, qui oblige chaque pays à accorder les mêmes avantages à tous les pays membres et à soumettre les produits nationaux et importés aux mêmes conditions. Le deuxième principe est une prohibition générale des restrictions quantitatives. Le troisième vise l’abaissement des taxes douanières, selon une règle de réciprocité et d’extension des avantages à tous les pays membres. Les premières conférences du GATT, appelées « Round », permirent d’obtenir des résultats rapides et importants, mais les négociations sont devenues de plus en plus âpres. Ainsi l’Uruguay Round a duré de 1986 à 1995, les États semblant préférer un commerce administré à un véritable libre-échange. Le durcissement des négociations provient en partie du contexte économique international : l’abandon du système de taux de change fixe, l’augmentation du prix du pétrole, l’intensification de la concurrence des pays asiatiques et la récession ont réveillé les réflexes protectionnistes des États membres qui cherchent à tirer parti au maximum des exceptions aux règles générales prévues par le GATT. Cette tendance au niveau mondial n’a pas empêché l’approfondissement du libre-échange dans certaines aires géographiques comme l’Europe (avec des associations comme l’Union européenne ou l’AELE qui regroupe les pays nordiques, l’Autriche, la Suisse, le Royaume-Uni) ou l’Amérique (l’Alena, entre les États-Unis, le Canada et le Mexique ; le SELA, qui regroupe 25 pays latino-américains ; le Mercosur, en Amérique du Sud ; le MCCA entre les États centraméricains ou encore le CARICOM, pour les Caraïbes) qui permettent ou prévoient une suppression de tous les droits de douane entre les pays membres des différentes associations et un tarif unique pour les pays non membres.
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