![]() |
Résultats avec Windows Live® Search
Résultats avec Windows Live® Search Boorman, JohnArticle
Boorman, John (1933- ), réalisateur et producteur de cinéma britannique, né à Shepperton, qui a essentiellement travaillé aux États-Unis, en Amérique du Sud et en Irlande. Cas unique parmi les réalisateurs britanniques, Boorman a été capable de passer sans difficulté de films d'action construits avec précision comme le Point de non-retour (Point Blank, 1967) et Délivrance (Deliverance, 1972) à des drames psychologiques comme la Guerre à sept ans (Hope and Glory, 1987), reconstitution romantique de son enfance durant la Seconde Guerre mondiale. Technicien de talent, Boorman suggère, plutôt qu'il ne montre, que le passé avait des qualités qu'il faudrait préserver, et que les êtres humains sont liés par un ensemble de valeurs fondamentales qu'il est indispensable de reconnaître. Son œuvre, souvent allégorique, effleure les mondes magiques du passé pleins de leçons pour le présent. Les débuts de Boorman, notamment comme responsable de l'unité de cinéma documentaire de la BBC à Bristol, lui apportèrent sa première opportunité de long métrage, Sauve qui peut (Catch Us if you Can, 1965), qui mettait en scène le Dave Clark Five, un groupe de musique pop. Comme dans beaucoup de ses films, il montre qu'il est impossible d'éviter la commercialisation des valeurs humaines ; lorsque le héros et l'héroïne s'échappent vers une île au large de la côte anglaise, ils s'aperçoivent qu'elle n'est isolée de la terre ferme qu'à marée haute. Toutes les victoires humaines des films de Boorman sont provisoires, et le système gagne inévitablement. Duel dans le Pacifique (Hell in the Pacific, 1968), dans lequel un pilote américain (Lee Marvin) et un officier de marine japonais (Mifune Toshiro) se retrouvent seuls face à face sur une île du Pacifique durant la Seconde Guerre mondiale, met en scène deux « ennemis » découvrant qu'ils ont les mêmes valeurs humaines ; Zardoz (1974) explore avec anxiété un futur potentiel dans lequel les êtres humains ont perdu la faculté d'orienter la technologie vers des fins humaines ; Excalibur (1981), tourné en Irlande, est une envoûtante adaptation de la légende du roi Arthur, qui joue avec des mystères situés par-delà le langage et l'imagination ; la Forêt d'émeraude (The Emerald Forest, 1985), située autour du Xingu, au Brésil, parmi le « peuple invisible », suggère que ses tribus indiennes font preuve d'une maturité et d'une sensibilité spirituelles que la civilisation capitaliste occidentale a abandonnées en faveur des fausses idoles du « progrès ». Le livre de Boorman, Money Into Light : The Emerald Forest a Diary (1985), constitue un témoignage révélateur de la façon dont il négocie la route semée d'embûches d'un réalisateur engagé, dans une industrie aux valeurs essentiellement commerciales. Ses cinq nominations aux oscars (deux pour Deliverance et trois pour Hope and Glory), ainsi que les cinq distinctions techniques qui ont récompensé ses films, montrent bien le conflit entre argent et conscience, toujours un problème de fond pour Hollywood. Tout pour réussir (Where the Heart Is, 1990), retour aux préoccupations de Leo le dernier (Leo the Last, 1970), montre Boorman toujours préoccupé de ses conceptions premières, mais plus irrésistible encore par l'étendue de ses dons de narrateur. En 2000, John Boorman a réalisé un thriller politique, le Tailleur de Panamà, d’après un roman de John Le Carré.
© 1993-2008 Microsoft Corporation. Tous droits réservés. |
© 2008 Microsoft
![]() ![]() |