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  • Jim Jarmusch

    Mini biographie et filmographie de Jim Jarmusch Rialisateur et scinariste Amiricain ... Jim Jarmusch. Réalisateur Américain. Né: le 22 janvier, 1953. Lieu : Akron, Ohio, USA

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    Jim Jarmusch Réalisateur, Scénariste ... Jim Jarmusch est né à Akron, dans l’Ohio. Il vit et travaille à New York.

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    Jim Jarmusch ... En tant que réalisateur (11 films)

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Jarmusch, Jim

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Présentation

Jarmusch, Jim (né en 1953), réalisateur, scénariste et producteur de cinéma américain.

Depuis le début des années 1980, Jim Jarmusch incarne le cinéma indépendant américain. En marge des circuits hollywoodiens traditionnels, il célèbre dans ses films une certaine forme d’ennui existentiel. Sa mise en scène dépouillée, brute et contemplative est à l’unisson de cette errance, souvent portée par une musique rock dont le cinéaste est particulièrement féru.

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Naissance d’un esprit libre

Né à Akron (Ohio), Jim Jarmusch veut d’abord devenir écrivain. Toutefois, ses études le mènent à Paris, et la fréquentation assidue de la Cinémathèque française le convainc, à son retour aux États-Unis, de s’inscrire à la New York University Film School. Ses films d’études, Permanent Vacation (1980) et The New World (1982), révèlent les motifs stylistiques d’un univers très personnel : esthétique minimaliste, errances des personnages et longues séquences érigées en chapitres. The New World devient Stranger Than Paradise (1984), qui remporte la caméra d’or au festival de Cannes ; la carrière de Jim Jarmusch est lancée.

Down By Law (1986) propose un vagabondage empreint de poésie et d’ironie douce dans les bayous de Louisiane. Grâce à ce film, Jim Jarmusch devient le héraut d’une génération de réalisateurs indépendants parmi lesquels figurent Spike Lee et Steven Soderbergh. Puis le face à face entre les acteurs Roberto Benigni et Steven Wright dans le court-métrage Coffe and Cigarettes (1986), suivi de la dérive désenchantée et musicale de deux adolescents japonais sur les traces du fantôme d’Elvis Presley dans Mystery Train (1989), clôturent une « trilogie américaine » à la fois hypnotique et sombre, légère et romanesque, au fil de laquelle se dessine le parcours de personnages mal rattachés à eux-mêmes et à leur propre histoire.

Jim Jarmusch confirme sa pratique d’un cinéma indépendant hors des circuits hollywoodiens : acteurs peu connus et financement hors des États-Unis. Sa mise en scène dépouillée, articulée autour de plans-séquences, et la grande importance accordée à la musique se révèlent en outre parfaitement adaptées pour développer des thèmes récurrents comme le désœuvrement, le voyage ou la dérision. Jim Jarmusch inscrit ainsi son œuvre dans le sillage de la Nouvelle Vague française et de ses aînés new-yorkais des années 1960 (tel John Cassavetes). La reconnaissance de la presse internationale, des festivals et d’un public de fidèles lui permet de poursuivre une œuvre exigeante et sans concession.

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Un cinéma de l’errance

Avec Night on Earth (Une nuit sur terre, 1991), Jim Jarmusch embrasse tous ses thèmes et formes de prédilection : ce film à sketches est un huis clos se déroulant dans un taxi, la même nuit, dans cinq villes de cinq continents ; l’errance stylistique fait écho à la dérive des personnages de ce road movie mondial au travers de petites fables en forme de contes moraux contemporains teintés d’humour désinvolte résigné.

Jim Jarmusch livre ensuite un anti-western, Dead Man (1995), savant équilibre entre une écriture destructurée — notamment par la musique de Neil Young — et une mise en scène lente et contemplative à même de restituer l’agonie de Johnny Depp (le personnage principal, comme absent, hors de lui-même) dans une ambiance crépusculaire accentuée par les images en noir et blanc de son photographe attitré, Robby Muller. Après Year of the Horse (1997), un documentaire à l’état brut sur les concerts de Neil Young, Jim Jarmusch propose avec Ghost Dog (Ghost Dog : The Way of the Samouraï, 1999) une lecture personnelle et décalée d’un genre très codifié, le film noir. Les mouvements chaloupés, la langueur et la grâce de Forrest Whitaker, impassible tueur à gages adepte d’un code dogmatique de samouraï datant du xviie siècle, s’opposent aux déchaînements de violence dans une œuvre unanimement saluée par la critique.

En 2003, dix-sept ans après la première ébauche de Coffee and Cigarettes, Jim Jarmusch achève les joutes verbales de Roberto Benigni et Steven Wright dans un long métrage composé de saynètes tantôt graves, tantôt absurdes, comme autant de conversations à bâtons rompus entre des acteurs déjà vus chez Jarmusch (Tom Waits et Steve Buscemi notamment). Le film se révèle insolite, déroutant et unique par sa genèse, dans la tradition des work in progress, ces œuvres en évolution constante. Le personnage de Don Johnston (incarné par Bill Murray) dans Broken Flowers (2005), quant à lui, part à la recherche d’un fils hypothétique à travers l’Amérique ; il illustre ainsi de nouveau le cinéma du voyage — tant mental que physique — proposé par Jim Jarmusch depuis ses débuts.

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