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Résultats avec Windows Live® Search Minnelli, VincenteArticle
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Minnelli, Vincente (1903-1986), réalisateur américain. Né à Chicago, Vincente Minnelli est issu d'une famille de comédiens et connaît la scène dès son enfance. Passionné par la musique, la poésie et la peinture, il devient photographe, décorateur et costumier de théâtre, puis commence à mettre en scène des spectacles musicaux. Après un premier séjour à Hollywood comme réalisateur de numéros musicaux, il retourne à New York, mais Arthur Freed le fait revenir en Californie et lui fait signer un contrat avec la Metro Goldwyn Mayer. Il travaille alors sur plusieurs films et fait la connaissance de Judy Garland, qu'il épouse. Leur fille, Liza Minnelli, deviendra une star.
Sa première réalisation, Un petit coin aux cieux (Cabin in The Sky, 1942), est un film musical entièrement joué par des gens de couleurs. Minnelli enchaîne avec une comédie, Mademoiselle ma femme (I dood It, 1943), et s'impose avec le Chant du Missouri (Meet Me in Saint Louis, 1944), interprété par Judy Garland. L'élégance de son style et son esthétique picturale lui donnent une sûreté de ton qui en fait vite un réalisateur de premier plan. On lui confie la responsabilité d'une superproduction à sketches, Ziegfeld Follies (1945), mais son film ambitieux Yolanda et le voleur (Yolanda And The Thief, 1946) déconcerte la critique et le public, malgré la présence de Fred Astaire au générique. Il retrouve le succès avec le Pirate (The Pirate, 1948), avec Judy Garland et Gene Kelly, une comédie musicale chatoyante qui participe de sa thématique entre le rêve et la réalité ; puis il reçoit un oscar avec Un Américain à Paris (An American in Paris, 1951), qui révèle Leslie Caron et Cyd Charisse au public. Cette dernière est aux côtés de Fred Astaire et Jack Buchanan dans Tous en scène (The Band Wagon, 1953), le meilleur film sur le thème éculé d’un spectacle que l’on monte à Broadway. Il retrouve Gene Kelly, toujours avec Cyd Charisse, dans une nouvelle réflexion magnifique sur le rêve et la réalité (Brigadoon, 1954), accepte encore sans conviction une commande (Kismet, 1955), avant de rafler plusieurs oscars avec l'extraordinaire Gigi (1958). Il tourne ensuite Un numéro du tonnerre (Bells are ringing, 1960), avec Judy Holliday et Dean Martin, Melinda (On A Clear Day You Can See Forever, 1970), avec Barbra Streisand et Yves Montand, puis Nina (A Matter of Time, 1976), son dernier film, interprété par sa fille Liza Minnelli.
Minnelli est l’auteur de plusieurs comédies douces-amères, notamment The Clock (1945), avec Judy Garland, le sktech Mademoiselle (1953) dans Histoire de trois amours (The Story of Three Loves) et Il faut marier papa (The Courtship of Eddie's Father, 1963) qui oscille entre comédie et mélodrame. Il tourne des films plus franchement comiques, comme le diptyque le Père de la mariée (Father of The Bride, 1950) et Allons donc, papa ! (Father's Little Dividend, 1951), avec Spencer Tracy, Joan Bennett et Elizabeth Taylor, puis la Roulotte du plaisir (Long Long Trailer, 1954), volontairement grotesque, la Femme modèle (The Designing Woman, 1957), avec Lauren Bacall et Gregory Peck, limpide et percutant, le sophistiqué Qu'est-ce que maman comprend à l'amour ? (The Relucant Debutant, 1958), avec Kay Kendall et Rex Harrison, et le presque vulgaire Au revoir Charlie ! (Goodbye Charlie !, 1964).
Il excelle également dans la réalisation de drames et de mélodrames, où il sait transformer le sordide en sublime et transposer en matière filmique les trames romanesques de sujets ambitieux. Lame de fond (Undercurrent, 1946), avec Katharine Hepburn, Robert Taylor et Robert Mitchum, qui rejoint les grands thrillers psychanalytiques, et Madame Bovary (1959), d'après Gustave Flaubert, l'imposent immédiatement comme un maître du genre, ce que confirme les Ensorcelés (The Bad and The Beautiful, 1952), une analyse cruelle des milieux du cinéma, où Kirk Douglas se distingue, et dont ils tournent ensemble un second volet dix ans plus tard, Quinze jours ailleurs (Two Weeks in Another Town, 1962), après avoir réalisé auparavant la Vie passionnée de Vincent Van Gogh (Lust for Life, 1956), une des meilleures biographies filmées de peintre. Il signe un drame dans un milieu psychiatrique, la Toile d'araignée (The Cobweb, 1955) et un autre qui se déroule dans une résidence universitaire, Thé et sympathie (Tea and Sympathy, 1956), avant de tourner un chef-d'œuvre d'après un roman de James Jones, Comme un torrent (Some Came Runing, 1959), ainsi qu'un somptueux drame de famille, Celui par qui le scandale arrive (Home From The Hill, 1960), interprété par Robert Mitchum. Après le magnifique remake des Quatre Cavaliers de l'Apocalypse (The Four Horsemen of the Apocalypse, 1962), il réunit Elizabeth Taylor et Richard Burton pour le Chevalier des sables (The Sandpiper, 1965). Il a publié sa biographie, Tous en scène, en 1974.
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