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Simple Minds

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1

Présentation

Simple Minds, groupe de rock britannique formé en 1978 à Glasgow (Écosse).

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Simple Minds et la new wave synthétique

Admirateurs de Genesis et de leurs impressionnantes prestations scéniques, Jim Kerr (chant) et Charlie Burchill (guitare et claviers) fondent leur premier groupe en 1977, au cœur de la déferlante punk. Quelques mois plus tard, leur premier 45 tours — « Saints and Sinners » — est publié par le label Chiswick. Le nom du groupe (qui signifie littéralement « esprits simples ») est emprunté aux paroles de la chanson « Jean Genie » de David Bowie, influence revendiquée, au même titre que Roxy Music.

Le premier album de Simple Minds (Life in A Day, 1979) est soutenu par le single du même nom et par la chanson « Chelsea Girl » ; le disque atteint une place honorable dans les hit-parades anglais et offre un succès d’estime à une formation dont les influences sont encore trop présentes pour laisser transparaître un style personnel et inédit.

Real To Real Cacophony (1979) et surtout Empires and Dance (1980) permettent en revanche au groupe d’exprimer plus librement ses aspirations musicales, désormais tournées vers l’expérimentation et la recherche de nouvelles sonorités. Des morceaux tels que « Premonition » ou « I Travel » intègrent ainsi à la fois des éléments synthétiques et des rythmes dérivés du funk, créant par là même une musique froide mais dansante, ramification pop et électronique de la new wave à laquelle appartiennent également Depeche Mode, New Order, Tears For Fears ou encore Orchestral Manœuvres in the Dark.

Désormais sous contrat avec la maison de disques Virgin Records, Simple Minds enregistre un double album rapidement commercialisé en deux parties distinctes : Sisters Feeling Call et Sons and Fascination (1981). Dans la lignée d’Empires and Dances, la musique y est à la fois sophistiquée et originale, toujours dominée par les synthétiseurs mais incorporant parfois des instrumentations et des arrangements plus rock que par le passé.

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New Gold Dream, tournant dans la carrière de Simple Minds

Forts d’une solide réputation de « groupe de scène » — Jim Kerr, à l’instar de Bono, chanteur du groupe U2, possède un indéniable charisme personnel —, les Simple Minds récoltent leur premier succès d’envergure grâce au titre « Promised You A Miracle » ; enregistrée en 1982 et extraite de New Gold Dream (81, 82, 83, 84), la chanson témoigne d’un lyrisme inédit. L’album est considéré comme l’une des pierres de touche de la new wave du début des années 1980, aux côtés de Closer (1980) de Joy Division, Heaven Up Here (1981) d’Echo and the Bunnymen ou Pornography (1982) de The Cure.

Sparkle in the Rain (1984), produit par Steve Lillywhite (également producteur de formations telles que Siouxsie and the Banshees, The Psychedelic Furs et U2 à leurs débuts), confirme cette nouvelle orientation musicale par l’entremise d’arrangements énergiques dont témoignent les morceaux « Waterfront » ou « Speed Your Love To Me ».

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La consécration populaire

Élogieusement accueilli par la critique, ce sixième opus permet au groupe d’enregistrer aux États-Unis Once Upon A Time (1985), album de la consécration après le succès sans précédent, la même année, de la chanson « Don’t You (Forget About Me) » extraite de la bande originale du film The Breakfast Club. Simple Minds fait désormais partie des groupes de rock les plus connus au monde ; les concerts s’enchaînent, parfois au détriment d’une production musicale que certains jugent moins inspirée que par le passé. Le groupe s’implique parallèlement dans le soutien actif à des causes humanitaires (Live Aid en 1985) ou politiques (soixante-dixième anniversaire de Nelson Mandela en 1988), ce qui lui vaut des critiques semblables à celles que de nombreuses formations de rock « engagées » — U2 en tête — ont dû essuyer pendant ces années. En 1989 paraît Street Fighting Years : outre « Mandela Day » et « Belfast Child », l’album révèle une uniformisation du son qui lui permet de séduire un large public et d’esquiver la délicate question du renouvellement artistique.

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