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droite (politique)

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1

Présentation

droite (politique), dans la tradition politique française, terme désignant le courant issu de la contre-révolution et originairement hostile à l’acquis révolutionnaire, et désignant par la suite l’ensemble des partis qui font du thème de l’ordre le pivot de leur politique, et de celui de la fidélité au passé le principe de leur action.

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La droite et ses caractéristiques

La famille de droite apparaît caractérisée par une série d’attitudes : respect de l’ordre établi, culte de l’autorité et de la hiérarchie, croyance en la nature, faveur pour les valeurs liées à la terre et à l’enracinement. Ces attitudes fondent certains comportements, comme, par exemple, le soutien apporté au capitalisme ou la primauté accordée à l’ordre sur la justice.

La droite s’oppose à la gauche dans une conception de la vie politique française divisée en deux familles antagonistes et irréductibles, et toute tentative de définition concise et intemporelle de la droite achoppe sur deux difficultés. Tout d’abord, il n’est aucun problème —  régionalisme, défense nationale, politique étrangère, entre autres — sur lequel, au cours de l’histoire, droite et gauche n’aient pas un jour ou l’autre inversé leurs positions. Ensuite, la pluralité des traditions à l’intérieur de la droite fait que les diverses droites n’ont, à un moment donné de l’histoire, que peu de positions communes sur un problème posé.

D’une manière générale, une sorte d’embarras propre aux Français a longtemps fait hésiter les hommes, partis et groupements politiques, à se qualifier de droite, mais cette attitude tend peu à peu à disparaître depuis 1981, avec l’accession au pouvoir du parti socialiste.

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Les composantes de la droite

René Rémond, dans son ouvrage les Droites en France, propose une typologie devenue classique des droites en France :

— La droite légitimiste emprunte aux ultras de la Restauration leur doctrine : la contre-révolution. Elle fait du respect des traditions et de la fidélité au passé la règle de son identité. Au début du XXe siècle, elle a trouvé une nouvelle personnification dans l’Action française de Charles Maurras. Elle s’incarne aujourd’hui dans l’intégrisme religieux des héritiers de Mgr Lefèbvre, et politiquement dans les mouvements de la nouvelle droite (Alain de Benoist) et de l’extrême droite (Front national).

— La droite orléaniste unit libéralisme et conservation. Elle a été au pouvoir sous des formes variées, sous la monarchie de Juillet, lors de la IIe République, dans les dernières années du second Empire, pendant la majeure partie de la IIIe République, durant la IVe République, avec les gouvernements d’Antoine Pinay (mars-décembre 1952) et de Joseph Laniel (juin 1953-juin 1954) notamment. Incarnée sous la IVe République par les Indépendants, elle paraît aujourd’hui se retrouver dans le mouvement fondé par Valéry Giscard d’Estaing : l’Union pour la démocratie française (UDF), qui intègre la démocratie chrétienne et le radicalisme de droite. Elle a inspiré le septennat de Valéry Giscard d’Estaing de 1974 à 1981.

— La droite bonapartiste unit l’autorité et le nationalisme. René Rémond la voit s’incarner dans le boulangisme, le nationalisme du temps de l’antidreyfusisme, les ligues des années 1930, le poujadisme, voire le gaullisme et le Rassemblement pour la République (RPR).

Sur le plan parlementaire, la droite, un moment absorbée par le phénomène gaulliste, resurgit aujourd’hui en tant que telle à travers l’Union pour un mouvement populaire (UMP), d’obédience gaulliste, et l’Union pour la démocratie française (UDF), et de façon extrême dans les thèses du Front national.

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