Recherche Encarta
Rechercher dans Encarta des informations sur social-conservateur, Parti [PSC] (Colombie)

Résultats avec Windows Live® Search

  • Colombie - Parti social conservateur - Partis politiques - Élections

    N.B.: en construction] Note sur le parti: Le Parti social conservateur voit le jour le 4 octobre 1849 sous le nom de Parti conservateur. C'est un des plus vieux partis colombiens ...

  • tempo

    PL 51 (Partido Liberal / Parti Liberal, liberal) ; PSC 26 (Partido Social Conservador / Parti Social Conservateur, conservateur) ; MNC 8 (Movimiento ...

  • ONG Alcan - Association humanitaire en Colombie

    le Parti conservateur, devenu aujourd'hui le Parti Social-conservateur (Partido social conservador, PSC), qui prône un gouvernement central fort et des relations étroites avec l ...

Afficher tous les résultats dans le contenu
Résultats avec Windows Live® Search

social-conservateur, Parti [PSC] (Colombie)

Article
Plan de l'article
1

Présentation

social-conservateur, Parti [PSC] (Colombie), (Partido social conservador), parti politique colombien, né de la confrontation entre les généraux Simón Bolívar et Francisco de Paula Santander et leurs partisans respectifs sur la conduite de l’État.

Amorcée en 1826, cette querelle a opposé la conception autoritaire de Bolívar, favorable à l’établissement de la dictature dans les premiers temps de la République, à la vision légaliste de Paula Santander, qui s’est fait le chantre des principes constitutionnels libéraux. C’est à eux que remonte le débat entre fédéralistes et centralistes dans la République colombienne naissante.

2

La défense d’un État centralisé

Le premier idéologue reconnu du Parti social-conservateur est le président Mariano Ospina Rodríguez (1857-1861), défenseur d’un État centralisé et modéré, opposé aux visées radicales et fédéralistes de son adversaire, le Parti libéral. Fondateur en 1848 du Parti conservateur, Ospina adopte des positions modernistes et défend l’industrie et le commerce, promoteurs, selon lui, de liberté et de démocratie. Prenant appui sur le christianisme et s’opposant à l’athéisme, le Parti conservateur propose un modèle hiérarchique d’organisation et d’ordre social, dont l’esprit inspire largement la Constitution de 1858. L’hégémonie de ce parti s’amorce en 1886, dans le cadre du projet de « régénération » qui est dirigé par Rafael Núñez (président de la Colombie à plusieurs reprises entre 1880 et 1888) et Miguel Antonio Caro (président de 1892 à 1898).

La politique de « régénération » rétablit le centralisme aboli par la Constitution de 1863, limite les libertés et établit un concordat avec l’Église catholique. La république conservatrice domine la politique colombienne jusqu’en 1930, négociant toutefois la constitution de chaque gouvernement avec son principal opposant politique. Diverses factions conservatrices reprennent à leur compte les thèses d’Adolf Hitler, de Benito Mussolini et Francisco Franco et proposent leur application dans le pays.

3

La marque de l’idéologue Laureano Gómez

L’un des idéologues les plus marquants du Parti conservateur au xxe siècle est Laureano Gómez (président de la République de 1950 à 1953). Orateur et journaliste remarquable, il prend fait et cause pour les grands propriétaires terriens et l’Église catholique, tout en s’opposant à son compagnon de route Mariano Ospina Pérez (président de 1946 à 1950), considéré comme le représentant conservateur de la tendance à la fois moderniste en matière économique et conciliatrice dans le domaine politique. Les gouvernements successifs de ces deux présidents constituent l’époque la plus dure de la violence politique, après la mort du dirigeant libéral Jorge Eliecer Gaitán (1948) et la confrontation armée entre libéraux et conservateurs. Sous la férule de Gómez, le Parti conservateur forme le Front national avec Alberto Lleras Camargo, représentant du libéralisme. Les deux forces partagent le pouvoir entre 1958 et 1974.

À l’issue de la période du Front national, la doctrine conservatrice trouve un écho particulier avec Álvaro Gómez Hurtado (fils de Laureano, qui est assassiné en 1996), plusieurs fois candidat à la présidence comme représentant de l’orthodoxie conservatrice (allant jusqu’à revendiquer le nom originel du parti : Parti conservateur). Fervent continuateur de l’esprit lauréaniste, il s’accommode toutefois des processus politiques de la fin du siècle et appose sa marque idéologique à la Constitution de 1991, exemple d’accord multipartite. Tout au long du xxe siècle, deux tendances se maintiennent au sein du conservatisme : d’une part, l’attitude orthodoxe de Laureano, de l’autre, la tendance « ospiniste », incarnée dans la seconde moitié du siècle par Misael Pastrana Borrero (président de 1970 à 1974), associée aux notions d’adaptation au changement et de modernisation de l’État. C’est précisément Pastrana qui obtient que le parti prenne le nom de « Parti social-conservateur », dans une tentative de rapprochement avec les tendances internationales de la démocratie chrétienne. En juin 1998, le fils de Misael Pastrana Borrero, Andrés Pastrana, remporte la victoire à l’élection présidentielle et met un terme à douze ans de gouvernements libéraux en Colombie.

Rechercher dans tout le texte de l'article
Afficher cet article au format imprimable
Envoyer




© 2008 Microsoft