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Résultats avec Windows Live® Search communiste italien, Parti [PCI]Article
Plan de l'article
Présentation ; De la fondation du PCI jusqu’à la Seconde Guerre mondiale ; De l’après-guerre aux années quatre-vingt-dix ; Naissance du Parti démocratique de la Gauche
communiste italien, Parti [PCI] (Partito comunista italiano), parti politique fondé en janvier 1921 au congrès de Livourne sous le nom de Parti communiste italien, à la suite de la scission du Parti socialiste italien (PSI).
Parmi les fondateurs du Parti communiste italien (PCI), Antonio Gramsci s’est distingué dans l’expérience turinoise des conseils d’usine (1919), et Amedeo Bordiga a créé à Naples la revue Il Soviet. Amedeo Bordiga en est le premier secrétaire général jusqu’en 1926, lorsque, au IIIe congrès du PCI (Lyon, 1926), il se voit accuser de sectarisme et est mis en minorité, tandis qu’Antonio Gramsci et Palmiro Togliatti fixent la ligne du parti dans les Thèses de Lyon. Les bases de la construction d’un parti de masse sont posées, et les tendances impérialiste et belliqueuse du fascisme démontrées. En mai 1921, le PCI obtient 16 sièges aux élections et 19 à celles d’avril 1924. En février 1924 est fondé l’Unità, le quotidien du PCI. Dès 1925, le parti communiste est déclaré illégal par le régime fasciste de Benito Mussolini. Ses dirigeants anéantis — Gramsci est arrêté en 1926 et meurt à sa sortie de prison en 1937, d’autres émigrent —, le PCI entre dans la clandestinité, mais parvient à survivre à la répression fasciste et aux épurations staliniennes. Entre 1943 et 1945, les militants du parti jouent un rôle prépondérant dans la Résistance ; ils sont à l’origine de l’exécution sommaire de Mussolini (avril 1945). De retour de son exil soviétique, en mars 1944, Togliatti confère une dimension intellectuelle de grande envergure au PCI, qui accède alors au devant de la scène politique italienne : avec lui, le Parti communiste italien — le parti a changé de nom à la suite de la dissolution du Komintern (voir Internationales ouvrières) — se déclare prêt à participer au gouvernement royal que préside Pietro Badoglio (nommé par Victor-Emmanuel III), sans exiger au préalable le passage à la République (tournant de Salerno).
Après la Libération et la naissance de la république (1946), le PCI exerce une influence déterminante sur l’élaboration de la nouvelle Constitution. Mais, en mai 1947, comme en France et en Belgique, les ministres communistes sont exclus du gouvernement d’Alcide de Gasperi. Dans le contexte de la guerre froide, le PCI reste confiné dans une opposition aux gouvernements centristes conduits par la Démocratie chrétienne, puis, dans les années soixante, aux coalitions de centre gauche auxquelles participent les socialistes. Sur le plan électoral, le PCI enregistre une croissance continue, obtenant jusqu’à 34,4 p. 100 des suffrages en 1976 (son record). Cependant, l’anticommunisme fondamental des autres partis et les obligations internationales de l’Italie au sein de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN) interdisent l’entrée de ministres communistes dans le gouvernement issu des élections. À l’antagonisme « gouvernement contre opposition » se substitue alors la pratique dite du consociativismo (de consociare, « associer »), qui consiste à associer les forces d’opposition dans les grandes décisions d’intérêt national. Le PCI a cependant l’occasion de gouverner au niveau local, notamment dans les régions d’Italie centrale, administrées dès l’après-guerre par la gauche (comme à Bologne, par exemple), et, à partir du milieu des années soixante-dix, dans toutes les grandes villes du pays, de Rome à Naples en passant par Turin, Gênes et Venise. Dans la continuité de la théorie élaborée par Togliatti d’une « voie italienne vers le socialisme » — qui énonçait notamment une acceptation entière et loyale des règles du jeu démocratique et l’affirmation d’une autonomie toujours plus grande du PCI par rapport au mouvement communiste international (polycentrisme) — Enrico Berlinguer, secrétaire général du parti de 1972 à sa mort, en 1984, s’efforce de s’écarter davantage de Moscou en se faisant le promoteur de l’« eurocommunisme » aux côtés des Partis communistes français et espagnol. Berlinguer est également à l’origine de la stratégie du « compromis historique » entre le PCI et la Démocratie chrétienne, qui conduit le PCI à soutenir les gouvernements démocrates-chrétiens de Giulio Andreotti, entre 1976 et 1979, soit au paroxysme des attentats terroristes contre l’État italien.
Le PCI amorce un nouveau virage entre 1990 et 1991 sous l’impulsion d’Achille Occhetto, qui succède à Alessandro Natta (1984-1988), avec la décision d’accélérer la transformation du parti à la suite de la chute des systèmes socialistes en URSS et en Europe de l’Est. Le PCI se prononce alors très fermement en faveur de l’intégration européenne. Ce tournant est marqué par la naissance, en février 1991, du Parti démocratique de la gauche (Partito democratico della sinistra, PDS), tandis que 150 000 dissidents fondent le parti de la Refondation communiste (partito della Rifondazione comunista, dit Rifondazione), qui se veut l’héritier de la tradition révolutionnaire du PCI. Aux élections de 1996, le PDS, dirigé par Massimo D’Alema, devient le premier parti d’Italie, avec 21,1 p. 100 des voix. La coalition de l’Olivier, qu’il forme avec d’autres forces de centre gauche, accède alors au gouvernement du pays, avec une majorité qui comprend également la Refondation communiste.
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