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audition

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L'oreille et le mécanisme de l'auditionL'oreille et le mécanisme de l'audition
Plan de l'article
1

Présentation

audition, sens grâce auquel le monde extérieur est perçu par l’intermédiaire d’organes sensoriels spécialisés, sensibles aux vibrations sonores de l’air.

Chez les arthropodes, les organes de l’audition sont des soies vibratiles et des organes appelés scolophores, situés sur les pattes. Chez les vertébrés, l’audition est une fonction complexe assurée conjointement par l’oreille et par le système nerveux (chez les mammifères, par les zones spécialisées du cortex cérébral). L’oreille n’a pas la même structure chez tous les groupes : si l’oreille interne existe chez tous les vertébrés, l’oreille moyenne n’est présente que chez les tétrapodes et l’oreille externe, chez les mammifères. Les poissons possèdent, outre une oreille interne et une oreille moyenne, un organe spécialisé, appelé ligne latérale, situé sur les flancs, qui enregistre les sons graves.

2

Fonctionnement

2.1

Système de transmission

L’oreille externe (pavillon et conduit auditif) permet de recueillir les sons et de les orienter vers l’oreille moyenne. L’oreille moyenne (tympan et osselets) assure la fonction de transmission proprement dite, qui inclut une transformation d’ondes sonores aériennes en ondes liquidiennes, mais sans l’importante perte d’intensité que l’on observerait si l’on passait directement de l’air au liquide. Cela est dû au fait que la surface initiale de vibration, le tympan, est nettement plus grande que la surface finale, la fenêtre ovale qui communique avec les liquides de l’oreille interne. L’oreille moyenne joue aussi un rôle d’accommodation auditive. La position des osselets les uns par rapport aux autres assure l’amplification des sons. La perméabilité du tube auditif est, en outre, indispensable à une bonne réception des sons.

2.2

Système de perception

L’oreille interne, dans sa partie antérieure (la cochlée), et le nerf auditif assurent la fonction de perception. Comme pour d’autres organes sensoriels, le processus commence par l’élaboration d’un message nerveux à partir d’un phénomène non nerveux, en l’occurrence la vibration d’un liquide, grâce à l’intervention de cellules spécialisées ; la gamme des fréquences sonores perceptibles par l’homme est comprise entre 15 Hz et 20 000 Hz. Ensuite, les différentes caractéristiques du son sont codées et transmises jusqu’au cerveau.

Un son intense est traduit par une fréquence élevée des messages nerveux élémentaires (les potentiels d’action) émis par les neurones. La sensibilité de l’oreille aux variations d’intensité sonore varie avec la fréquence : elle est plus importante entre 1 000 et 3 000 Hz, où un changement de 1 décibel peut être détecté. Elle dépend aussi de l’intensité sonore, ne serait-ce qu’à cause des sonorités parasites subjectives, liées aux imperfections naturelles de l’oreille, engendrées par les sons de faible intensité. Enfin, en cas de fond sonore, les sons les plus bas rendent l’oreille moins sensible aux sons les plus hauts.

La possibilité de distinguer la fréquence, les sons graves et les sons aigus, résulte de la structure même de la cochlée. En effet, la membrane sur laquelle reposent les cellules sensorielles, et qui s’enroule en « coquille d’escargot », n’est pas homogène, et n’a donc pas les mêmes propriétés physiques sur toute sa longueur : elle est de plus en plus large, fine et souple de la fenêtre ovale jusqu’au sommet, et son maximum d’amplitude de vibration se situe près de la fenêtre ovale pour les sons aigus, près du sommet pour les sons graves. Or, les points de départ des différents neurones, sensibles chacun à une certaine gamme de fréquences, sont échelonnés tout au long de la membrane. Dans la zone de fréquence comprise entre 500 et 8 000 Hz, l’oreille peut détecter une variation de fréquence du son de 0,03 p. 100. Elle est moins sensible pour les sons de basse fréquence ou de faible intensité.

On perçoit la direction d’où provient un son notamment parce que l’oreille la plus éloignée de la source reçoit le son avec une intensité un peu plus faible, et un peu plus tardivement que l’autre.

Par ailleurs, les sons ne parviennent pas seulement à la cochlée par la voie aérienne, en passant par le tympan et la chaîne des osselets. Ils produisent également, au niveau des os du crâne, des vibrations transmises directement à la cochlée. Cette conduction osseuse apparaît dans les résultats de certains examens médicaux, l’audiogramme par exemple (voir Audiomètre). Cependant, son importance réelle dans la physiologie de l’audition est accessoire.

2.3

Rôle du cerveau

Les axones des neurones constituent le nerf auditif. Ils entrent dans l’encéphale, suivent un chemin complexe, passent par différents centres nerveux intermédiaires, et se terminent sur le cortex temporal de chacun des deux hémisphères cérébraux. Ce circuit constitue la partie centrale de l’appareil auditif, par opposition à tous les éléments précédents qui en constituent la partie périphérique. Le cortex assure la réception primaire et la prise de conscience, ainsi que les fonctions plus élaborées telles que la reconnaissance des mélodies et le langage.

3

Troubles auditifs

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