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Cure, The

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The Cure : principaux albumsThe Cure : principaux albums
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1

Présentation

Cure, The, groupe de rock anglais formé en 1976.

Figure de proue de la new wave des années 1980, The Cure a su imposer, notamment grâce au charisme particulier de son leader Robert Smith, un langage musical original, articulé autour de compositions et de textes privilégiant des climats oniriques et mélancoliques. Dépositaire d’un son et d’une attitude devenus cultes, le groupe a également exploré avec succès le versant pop d’une musique qui a marqué de son empreinte l’histoire du rock.

2

Aux fondations de la new wave

2.1

Une approche mélodieuse de la musique punk

Originaire de Crawley, petite ville du Sussex près de Londres, le groupe Easy Cure, qui devient The Cure en mai 1978, se compose originellement de Robert Smith (guitare, chant), Michael Dempsey (basse), Lawrence — Lol — Tolhurst (batterie, claviers) et Porl Thompson (guitare). Marqué par la forte personnalité, torturée et fascinante, de son chanteur, The Cure se fait remarquer dès 1978 avec un 45 tours, « Killing an Arab », dont les paroles proposent une libre interprétation du roman l’Étranger d’Albert Camus ; accueilli comme une provocation raciste (le titre de la chanson est en effet mal compris), le morceau permet paradoxalement au groupe d’accéder à une certaine notoriété.

Associant des sons de guitare cristallins à des mélodies pop et à des atmosphères mélancoliques, la musique de The Cure contraste, dès les premières années, avec la violence de la vague punk anglaise, alors à son apogée. Le premier album Three Imaginary Boys (1979) confirme cette tendance en délaissant les guitares saturées, les formats musicaux classiques et les « messages » de pure révolte contre l’ordre établi au profit d’une ambiance plus personnelle et d’une musique véritablement travaillée.

2.2

La trilogie « gothique »

L’album suivant, Seventeen Seconds (1980), auquel participe une nouvelle recrue, le bassiste Simon Gallup, peut être considéré comme l’un des albums fondateurs de la new wave, puisqu’il en illustre quelques-unes des principales caractéristiques : nappes de synthétiseur mixées en arrière-plan de sons de guitares aux multiples effets — l’écho est notamment utilisé pour évoquer des ambiances irréelles et éthérées —, basse omniprésente, rythmique pesante, voire inquiétante, et voix lointaine. Faith (1981) dévoile quant à lui un goût prononcé pour les climats sombres, à l’instar de Pornography (1982) ; en quelques chansons particulièrement chargées émotionnellement, Robert Smith exprime violence, détresse et angoisses existentielles avec conviction et poésie, s’appuyant sur une économie de moyens particulièrement apte à créer des atmosphères oniriques et introspectives. Ce qu’il est convenu d’appeler la « trilogie » de The Cure (Seventeen Seconds, Faith et Pornography) constitue l’acte de naissance d’un genre nouveau : la new wave « gothique », ainsi désignée en référence à la littérature anglaise de la fin du xixe siècle (voir roman gothique).

3

La consécration populaire

3.1

Les premières métamorphoses

Après l’enregistrement éprouvant de la « trilogie » et les nombreux concerts donnés à travers le monde (le succès n’est pas vraiment au rendez-vous les premières années, toutefois le groupe peut compter sur un public fidèle), Robert Smith tente une rupture, tant musicale que psychologique, et entreprend l’une des nombreuses métamorphoses du groupe. Il participe en effet, en 1983, à une tournée de Siouxsie and the Banshees (autre groupe phare de la new wave) grâce au bassiste Steve Severin, ami de longue date avec lequel il enregistre la même année Blue Sunshine, unique album d’un groupe éphémère, The Glove.

Parallèlement, le chanteur de The Cure écrit quelques chansons pour son propre groupe, pour un temps réduit à un duo dont Lol Tolhurst est alors l’unique membre fondateur encore présent à ses côtés. Celles-ci figurent parmi les plus personnelles et les plus réussies de leur répertoire (« Lament » ou « Just One Kiss ») ; elles inaugurent pour certaines (les tubes « The Walk », « Let’s Go To Bed » ou « Lovecats ») une nouvelle période créatrice, marquée par une musique plus délibérément commerciale et joyeuse, mais qui conserve l’attrait d’une étrangeté et d’un psychédélisme jamais démentis, notamment dans The Top, album dense et étouffant sorti en 1984.

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