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Résultats avec Windows Live® Search Lennon, JohnArticle
Plan de l'article
Présentation ; John Lennon et les Beatles : une rupture prévisible ; Une discographie hétérogène et inégale ; L’héritage de John Lennon
Lennon, John (1940-1980), auteur, compositeur et chanteur de rock britannique, membre des Beatles de 1960 à 1970 et dont la carrière solo, notamment menée aux côtés de sa femme Yoko Ono, a été brutalement interrompue par son assassinat à New York.
Né à Liverpool, John Lennon rencontre Paul McCartney, futur complice puis « frère ennemi » au sein des Beatles, en 1957. L’année suivante, la disparition de sa mère constitue un événement qui marque profondément sa personnalité, déjà « décalée » ; adepte d’un humour caustique et absurde, ses compositions musicales témoignent en effet d’une fracture, souvent exacerbée par une consommation régulière de drogues dures. Les influences hétéroclites (d’Elvis Presley à Lewis Carroll en passant par la musique sérielle) revendiquées et manifestées par l’artiste contribuent par ailleurs au ton souvent inédit, parfois radical et sombre, donné aux chansons des Fab Four (surnom donné aux Beatles). Souvent considéré comme le « pendant » agressif, pessimiste et parfois hermétique de l’aspect léger et pop des mélodies écrites par Paul McCartney, John Lennon s’échappe des Beatles dès 1964, notamment grâce à l’écriture, puis par l’enregistrement de trois albums solos entre 1968 et 1970, date de la séparation officielle du groupe. Il rencontre par ailleurs, fin 1966, Yoko Ono, plasticienne d’avant-garde japonaise que de nombreux fans inconditionnels tiennent pour responsable de la fin des Beatles. La rupture était pourtant d’autant plus prévisible que les conflits entre Lennon et McCartney se multiplient, plus particulièrement à partir de 1968 ; les problèmes de communication et la volonté de chacun de présider aux destinées de ce groupe devenu majeur en dix ans s’avèrent en effet rédhibitoires et fatals.
En 1970 paraît Plastic Ono Band, unanimement considéré et reconnu comme le meilleur album d’une discographie comptant sept albums ; moins fulgurante et exceptionnellement novatrice que celle Beatles, elle n’en contient pas moins quelques-uns des standards de l’histoire du rock : « Working Class Hero » — protest-song (ou « chanson protestataire », par laquelle John Lennon inaugure sa veine politique) —, « Imagine » ou « Instant Karma » notamment. Après ce premier album produit par Phil Spector, tendu et violent où John Lennon exorcise, aux côtés de Ringo Starr, de nombreuses rancœurs, la chanson « Imagine » propose dès l’année suivante un ton plus apaisé, renforcé par la présence de sections de cordes. John Lennon et Yoko Ono s’installent alors à New York où ils fréquentent les milieux d’extrême gauche. Le double album Some Time in New York City, paru en 1972, ne témoigne cependant pas d’une inspiration révolutionnaire particulièrement virulente. En 1973 pourtant, harcelé par le gouvernement américain qui le menace d’extradition, John Lennon quitte Yoko Ono et s’installe à Los Angeles pour un Lost Weekend (« week-end perdu ») délibéré de 18 mois. Menant une vie de débauche aux côtés de Ringo Starr et David Bowie notamment, il enregistre toutefois trois albums pendant cette période particulièrement prolifique, dont Walls and Bridges en 1974, qui contient l’un de ses morceaux les plus populaires, « Whatever Gets You Through the Night », coécrit avec Elton John ; celui-ci permet au couple Lennon-Ono de se retrouver lors d’un concert à New York en 1975 (la dernière performance scénique donnée par John Lennon). La même année, John Lennon fait paraître un album de reprises, Rock’n’Roll, participe à l’album Young Americans de David Bowie (co-écrivant la chanson « Fame »), puis se retire progressivement du monde de la musique pour se consacrer à sa nouvelle vie de famille. Lors de l’été 1980 cependant, il signe un nouveau contrat avec la maison de disques Geffen Records, puis retourne en studio pour enregistrer Double Fantasy, sur lequel Yoko Ono interprète la moitié des titres. Quelques mois plus tard, alors qu’une reformation des Beatles semblait envisageable, John Lennon est assassiné devant le Dakota Building (Central Park) à New York.
Personnage énigmatique, volontiers contradictoire et provocateur, créateur d’images devenues de véritables icônes modernes pour certaines d’entre elles, John Lennon a laissé une empreinte indélébile sur l’histoire du rock : sa carrière au sein des Beatles puis en solo a suscité d’innombrables vocations, de très nombreux artistes et groupes revendiquant aujourd’hui encore l’influence considérable que son œuvre a pu exercer. Déclarant dans l’une de ses chansons : « le rêve est fini », l’héritage de John Lennon dépasse par ailleurs le strict cadre musical, puisqu’au-delà de l’aventure des Beatles il a en effet remarquablement stigmatisé, par l’intermédiaire d’un « message » désenchanté et parfois engagé politiquement, la fin des illusions de révolte et de changement nées dans les années soixante.
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