![]() Recherche Encarta
Rechercher dans Encarta des informations sur Confédération générale du travail [CGT] |
Résultats avec Windows Live® Search
Résultats avec Windows Live® Search Confédération générale du travail [CGT]Article
Plan de l'article
Confédération générale du travail [CGT], centrale syndicale française, fondée en 1895.
Fondée au congrès de Limoges en 1895, la Confédération générale du travail (CGT), dominée par les syndicalistes révolutionnaires, définit ses objectifs dans la charte d’Amiens (1906) : indépendance à l’égard des partis politiques et destruction du système capitaliste par la grève générale. L’arrivée de Léon Jouhaux au secrétariat général (1909) l’oriente sur une voie plus réformiste. Son ralliement à l’Union sacrée pendant la Première Guerre mondiale provoque la naissance d’une opposition qui, après la Révolution russe de 1917 et l’échec des grèves de 1919-1920, se détache de la CGT et crée la CGTU (Confédération générale du travail unitaire). En 1936, la CGT (à laquelle la CGTU s’est ralliée, et qui se trouve ainsi réunifiée) obtient la signature des accords Matignon (7 juin 1936) et connaît son apogée au lendemain de la Seconde Guerre mondiale avec 3,7 millions d’adhérents. L’entrée massive de militants communistes l’amène, sous l’impulsion de Benoît Frachon, à refuser le plan Marshall en 1947, année où elle compte plus de 6 millions d’adhérents, et est à l’origine de la création par Léon Jouhaux de la CGT-Force ouvrière (1948). Le succès de la grève des mineurs (1963) et la signature d’un accord d’unité d’action avec la Confédération française démocratique du travail (CFDT) en 1966 relancent l’action revendicative qui culmine en mai et juin 1968. La récession qui débute en 1973, le déclin de l’influence du Parti communiste dans les années 1980 et l’effondrement du bloc socialiste en 1989-1991 affaiblissent durablement une organisation traditionnellement forte dans le monde ouvrier.
Avec environ 710 000 adhérents en 2004, la CGT reste l’une des principales forces syndicales françaises, mais elle a perdu la position hégémonique qu’elle occupait depuis sa création. En février 1999, Bernard Thibault succède à Louis Viannet à la tête de la CGT. Il marque le passage de la CGT à un syndicalisme plus orienté vers la négociation qu’auparavant. Cette évolution se traduit dès le mois de mars 1999 avec l’adhésion de la CGT à la Confédération européenne des syndicats (CES) et par le retrait de Bernard Thibault du comité national du PCF en 2001. Elle est aussi patente avec la signature par la CGT en 2003 de l’accord interprofessionnel sur la formation, aux côtés du Medef et de l’ensemble des syndicats de salariés. L’unité syndicale se fait aussi cependant sur le terrain offensif avec la lutte contre le projet de contrat première embauche (CPE) en 2006. Fait unique dans l’histoire de la CGT, Bernard Thibault est mis en minorité en mars 2005 au sein du comité confédéral national – alors que le secrétaire national ne souhaite pas donner de consigne de vote sur le traité constitutionnel européen, la majorité du comité décide de faire campagne en faveur du non au référendum. Cela n’entrave en rien toutefois la réélection de Bernard Thibault en avril 2006 à la tête de la CGT pour un troisième mandat consécutif (congrès de Lille). Lors des élections prud’homales de 2002, la CGT conserve largement sa première place d’organisation syndicale française avec 32,1 p. 100 des suffrages (- 0,9), devant la CFDT (25,2 p. 100), qui compte en revanche plus d’adhérents que la centrale de Montreuil (environ 818 000 en 2004).
© 1993-2008 Microsoft Corporation. Tous droits réservés. |
© 2008 Microsoft
![]() ![]() |