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    Tout sur le Rassemblement pour la République (RPR) de Jacques Chirac : histoire (1976-2002), résultats électoraux, élus, annuaire... ... novembre 1959: création de l'Union ...

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    Le Rassemblement pour la République (RPR) est un parti politique français de droite, se revendiquant du gaullisme, à savoir d’une politique inspirée par Charles de Gaulle et ...

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Rassemblement pour la République [RPR] (France)

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Jacques Chirac fonde le RPRJacques Chirac fonde le RPR
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Présentation

Rassemblement pour la République [RPR] (France), parti politique français créé le 5 décembre 1976 par Jacques Chirac, avec pour référence le Rassemblement du peuple français (RPF) du général de Gaulle, remplaçant l’Union des démocrates pour la République (UDR), qui a été dissous le 21 septembre 2002 pour former l’Union pour un mouvement populaire (UMP).

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Le parti de Jacques Chirac

En changeant le nom du parti gaulliste, Jacques Chirac, qui a démissionné quelques mois auparavant de l’hôtel Matignon, veut créer « un vaste mouvement populaire » pour « défendre les valeurs essentielles du gaullisme » et qui soit capable de battre la coalition des socialistes et des communistes aux élections municipales et législatives de 1977-1978. Jacques Monod, ancien délégué à l’Aménagement du territoire, est nommé secrétaire général du RPR, mouvement gaulliste pour la première fois dirigé par un président, en la personne de Jacques Chirac. Toutefois la droite subit une défaite écrasante lors des élections municipales de 1977, même si Jacques Chirac remporte la mairie de Paris, signant la victoire dans la capitale des « chiraquiens » contre les « giscardiens » regroupés autour de Michel d’Ornano, le candidat de Valéry Giscard d’Estaing.

Le programme du RPR se structure autour de la notion de volonté, celle « des nations qui ne veulent pas mourir » ; indépendance nationale et refus d’une Europe « supranationale » sont mis en avant. En vue des élections législatives de 1978, le RPR mène une campagne autonome de celle de l’Union pour la démocratie française (UDF), l’autre composante de la majorité, fondée la même année, et se montre critique à l’égard du gouvernement.

Mais cette stratégie ne permet pas aux gaullistes de retrouver leur prééminence sur la vie politique française, ou même sur la droite. Le RPR obtient 22,8 p. 100 des suffrages et 154 députés aux élections législatives de 1978 (contre 23,9 p. 100 et 137 députés pour l’UDF). En 1979, Bernard Pons devient secrétaire général du RPR. À l’élection présidentielle de 1981, Michel Debré souhaite défendre l’orthodoxie gaulliste face à Jacques Chirac qui se présente lui-même contre Valéry Giscard d’Estaing. Michel Debré obtient 1,66 p. 100 des suffrages, Jacques Chirac 18 p. 100, contre 28,3 p. 100 au président sortant. Le retrait sans empressement de Jacques Chirac en vue du second tour, où il appelle chacun à « voter selon sa conscience » contribue à la défaite de Valéry Giscard d’Estaing.

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De l’opposition à la cohabitation

À partir de 1981, le RPR devient le principal parti de l’opposition, le plus structuré et le plus actif. Aux élections municipales de 1983, il obtient un large succès (la gauche perdant 30 villes de plus de 30 000 habitants). En 1984, Jacques Toubon remplace Bernard Pons, démissionnaire, à la tête du RPR. En 1986, la coalition RPR-UDF remporte les élections législatives (42,1 p. 100 des suffrages ensemble, et 145 députés pour le RPR) après avoir fait campagne sur les thèmes du chômage et de l’insécurité. La ligne libérale de Jacques Chirac l’emporte sur celle plus interventionniste de Charles Pasqua et Philippe Séguin. Jacques Chirac est nommé Premier ministre par François Mitterrand, et compose un gouvernement de « cohabitation », où les postes clés sont détenus par des membres du RPR : Charles Pasqua est ministre de l’Intérieur et Édouard Balladur ministre d’État chargé de l’Économie, des Finances et de la Privatisation. La politique du gouvernement est centrée autour du libéralisme économique (privatisations, libéralisation des prix, suppression de l’impôt sur les grandes fortunes et de l’autorisation administrative de licenciement notamment). Mais à la fin de 1986, le gouvernement se trouve très affaibli par une vague d’attentats et de vastes mouvements de grève, des cheminots et des étudiants, à un moment où l’échéance de 1988 se rapproche.

À l’élection présidentielle de 1988, Jacques Chirac est très nettement battu au deuxième tour par François Mitterrand (45,98 p. 100 contre 54,01 p. 100 des suffrages). Aux élections législatives, gagnées par la gauche, le RPR obtient 19,2 p. 100 des suffrages et 128 députés (contre 130 pour l’UDF). Alain Juppé devient alors le nouveau secrétaire général de la formation dont Jacques Chirac est toujours le président.

À partir de 1988, le RPR traverse une grave crise de contestation interne, menée notamment par 12 « rénovateurs » en 1989, dont Philippe Séguin, Michel Noir et Alain Carignon. En décembre 1990, quelques quadragénaires, Michel Noir, Michèle Barzach et Alain Carignon démissionnent. En 1992, le RPR se déchire au sujet du référendum sur la ratification du traité de Maastricht (20 septembre), Charles Pasqua et Philippe Seguin appelant à voter « non » contre Jacques Chirac et Alain Juppé.

Néanmoins la coalition RPR-UDF (Union pour la France, UPF) remporte à une très large majorité les élections législatives de mars 1993. L’UPF obtient 485 députés sur un total de 577 sièges (dont 242 pour le RPR). Toutefois une rivalité fratricide, et qui devait durer, se fait jour entre Jacques Chirac et Édouard Balladur, nommé Premier ministre du deuxième gouvernement de cohabitation. Philippe Séguin est élu président de l’Assemblée nationale. Cette cohabitation, qui a été qualifiée « de velours » pour souligner les rapports courtois établis entre le Premier ministre et le président de la République, permet à Édouard Balladur de jouir d’une cote de popularité élevée dans l’opinion.

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Le parti du président de la République

4.1

L’élection présidentielle de 1995

Fort de cette popularité, Édouard Balladur décide de se présenter à l’élection présidentielle de mai 1995, contre Jacques Chirac qui, pour se consacrer à cette ambition, confie la présidence du RPR par intérim à Alain Juppé en 1994. Deux candidats sont donc issus du RPR : Édouard Balladur obtient 18,6 p. 100 des suffrages au premier tour, et Jacques Chirac 20,8 p. 100 des suffrages. Celui-ci est élu président de la République avec 52,6 p. 100 des voix contre Lionel Jospin. Il nomme alors Alain Juppé Premier ministre, qui menant une politique d’austérité, en contradiction avec les promesses électorales de Jacques Chirac, devient le Premier ministre le moins populaire de la Ve République. En octobre 1995, il devient le second président du RPR.

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