![]() Recherche Encarta
Rechercher dans Encarta des informations sur Section française de l'Internationale ouvrière [SFIO] |
Résultats avec Windows Live® Search
Résultats avec Windows Live® Search Section française de l'Internationale ouvrière [SFIO]Article
Plan de l'article
Présentation ; Le parti de Jean Jaurès ; Le parti de Léon Blum ; De la guerre à la IVe République ; Sous la Ve République
Section française de l'Internationale ouvrière [SFIO], parti politique français créé en 1905.
La Section française de l’Internationale ouvrière est fondée en 1905, lors du Congrès de la IIe Internationale à Paris, par la fusion entre le Parti socialiste français de Jean Jaurès, réformiste et antimarxiste, et le Parti socialiste de France de Jules Guesde, révolutionnaire et marxiste. Fort de cette unité, ce parti organisé et au fonctionnement démocratique réalise de grands progrès électoraux, obtenant 52 députés en 1906 et 103 députés en 1914. Sa doctrine évolue, sous l’influence de Jean Jaurès, du marxisme et de la lutte des classes à l’action politique et sociale réformatrice immédiate, sans toutefois renoncer à la lutte contre le capitalisme à plus long terme. Elle se définit aussi par le pacifisme et la lutte contre la Première Guerre mondiale qui s’annonce.
Après l’assassinat de Jean Jaurès (31 juillet 1914), la SFIO rejoint l’Union sacrée jusqu’en septembre 1917, puis la quitte, en désaccord avec les visées impérialistes de la droite (telle que la volonté d’annexer la Sarre). En 1920, au congrès de Tours, la SFIO se divise sur la question de l’adhésion à la IIIe Internationale, et la majorité de ses membres fonde le Parti communiste SFIC (Section française de l’Internationale communiste). Les minoritaires, emmenés par Léon Blum, prennent le nom de Parti socialiste SFIO, avec le Populaire comme organe de presse, et conservent un assez large électorat (environ 100 députés SFIO à chaque consultation électorale). En 1924, la SFIO gagne les élections avec le Cartel des gauches, puis en 1932 avec une autre coalition de gauche. Enfin, en 1936, le Front populaire, fragile alliance des socialistes, des communistes (soutenant le gouvernement sans y participer), et des radicaux, gagne les élections. Le gouvernement de Léon Blum est majoritairement socialiste, et signe, à la suite des grèves spontanées de 1936, les accords Matignon (quarante heures de travail hebdomadaires, lois sur les congés payés, conventions collectives).
Lors de la débâcle de 1940, 90 parlementaires socialistes sur 126 votent les pleins pouvoirs au maréchal Pétain, mais de nombreux adhérents de la SFIO participent activement à la Résistance. Ainsi son image sort-elle intacte de la guerre, et elle obtient 23,8 p. 100 des suffrages lors de l’élection de la première Assemblée constituante de 1945. Sous la IVe République, la SFIO reste un parti de gouvernement, jusqu’en 1947 dans le cadre du « tripartisme » — alliance avec le Mouvement républicain populaire (MRP) et le Parti communiste français (PCF) —, puis dans celui de la Troisième Force (alliance avec le MRP et tous les anticommunistes et antigaullistes) jusqu’en 1952, ensuite dans le gouvernement de Pierre Mendès France en 1954-1955, et enfin dans le gouvernement de Guy Mollet, son premier secrétaire de 1945 à 1969, en 1956-1957. Toutefois ses résultats électoraux déclinent, le parti obtenant seulement 15,2 p. 100 des suffrages aux élections législatives de 1956. En effet, beaucoup d’électeurs pensent que ces gouvernements de coalition, qui vont du socialisme à la droite, trahissent les valeurs dont ils se réclament. En 1958, lorsque la SFIO appuie le retour du général de Gaulle, une minorité fait scission et fonde le Parti socialiste autonome (PSA).
|
© 2008 Microsoft
![]() ![]() |