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Plan de l'article
Chrysler, troisième constructeur automobile américain (derrière General Motors et Ford), établi à Auburn Hills, dans le Michigan (États-Unis). La société commercialise ses véhicules principalement en Amérique du Nord sous différentes marques (Chrysler, Dodge, Plymouth, Eagle et Jeep).
En 1920, Walter P. Chrysler quitte ses fonctions de cadre chez General Motors, afin d’intégrer une modeste entreprise du secteur, Maxwell Motor Corporation, dont il prendra la direction en 1925. Aidé par trois ingénieurs, il conçoit un modèle d’automobile, la Chrysler Six, qui se révèle être l’une des plus modernes de son époque, puisqu’elle est équipée d’un moteur de six cylindres et de suspensions hydrauliques. La société en vend 32 000 exemplaires dès la première année de commercialisation. Rebaptisée du nom de son nouveau président, la société prospère grâce aux innovations techniques que le constructeur apporte aux véhicules qui sortent de ses usines : par exemple, certains de ceux-ci sont capables d’atteindre une vitesse de 130 km/h environ, soit deux fois celle de la Ford T, qui est le véhicule le plus vendu à l’époque. En 1928, Chrysler rachète Dodge (Dodge Brothers Motor Car Company), entreprise fondée par les frères Dodge, John et Horace, tous deux anciens administrateurs de Ford. Cette acquisition accroît le potentiel de développement de Chrysler et lui permet d’investir des sommes importantes (près de 75 millions de dollars) dans la construction et la modernisation de ses sites de production. Cette même année, la société commercialise deux nouveaux modèles : la Plymouth et la De Soto. Leur succès permet à Chrysler de vendre, en 1933, davantage d’automobiles que son concurrent Ford, pourtant en position de leader sur ce marché, puisqu’à cette époque, une voiture vendue sur deux est une Ford Walter Chrysler prendra sa retraite en 1935 et disparaîtra en 1940.
À la suite de l’entrée des États-Unis dans la Seconde Guerre mondiale, en 1941, Chrysler, tout comme l’ensemble des industriels de l’époque, cesse toute production d’automobiles de tourisme, et transforme ses usines pour s’adapter aux exigences de production de matériels militaires. Le retour de la paix va révéler combien la disparition de celui qui a donné son nom à l’entreprise constitue un handicap. Le constructeur développe moins de modèles que ses concurrents, mais surtout ceux-ci ne peuvent plus se prévaloir des innovations qui constituaient la marque des Chrysler d’avant-guerre. En outre, l’esthétique peu séduisante des nouveaux modèles accélère la désaffection du public. Entre 1952 et 1979, la part de marché de la firme sur le sol américain passe de 21 p. 100 à 9 p. 100. Ce déclin ne sera qu’en partie enrayé par le choix de la NASA (National Aeronautics and Space Administration) de confier à Chrysler la fabrication d’éléments des fusées spatiales Saturne 1 et Saturne 2.
En 1978, le redressement s’amorce sous la direction de Lee Iacocca, ancien président de Ford. En 1980, alors que Chrysler se trouve en état de quasi-faillite, le gouvernement fédéral américain lui octroie un prêt de 1,5 milliard de dollars. Ce plan de sauvetage suscitera nombre de réactions, les plus vives venant des autres entreprises du secteur, qui toutes connaissent de sérieuses difficultés, consécutives au second choc pétrolier de 1979. Ce prêt sera finalement remboursé par anticipation en 1983. Malgré cette aide financière, le redressement de la firme ne s’effectuera qu’au prix de licenciements importants et par la fermeture de plusieurs usines. Parallèlement, un effort particulier se portera vers la conception d’une nouvelle ligne de véhicules qui s’accorde avec les goûts des consommateurs. Les voitures qui sortent des chaînes à cette époque, comme la décapotable LeBaron, l’Aries Dodge, ou encore la Plymouth Reliant permettent à la société de retrouver une situation bénéficiaire. En 1984, Chrysler réalise une excellente année grâce aux résultats de vente des minibus Dodge Caravan et Plymouth Voyager : le bénéfice s’élève à 2,4 milliards de dollars. En 1987, Chrysler reprendra le contrôle de la société American Motors Company, qui commercialise principalement des véhicules tout terrain jouissant d’un regain de faveur de la part du public. Depuis le début des années quatre-vingt-dix, l’activité de la firme connaît des fluctuations erratiques d’activité, alternant pertes (l’exercice 1991 est déficitaire à hauteur de 795 millions de dollars) et résultats équilibrés ou légèrement excédentaires. L’année 1997 est marquée par un mouvement social très dur, car très suivi et long, qui coûtera près de 450 millions de dollars à la société.
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