![]() |
Résultats avec Windows Live® Search
Résultats avec Windows Live® Search Saporta, KarineArticle
Plan de l'article
Présentation ; Danse, philosophie et image ; Un univers onirique et féminin ; Cinéma et photographie
Saporta, Karine (1950- ), danseuse et chorégraphe française.
Née à Paris, forte d’une double formation — danse classique et études universitaires de sociologie et de philosophie à Chicago —, Karine Saporta se distingue par le regard intellectuel qu’elle porte sur la danse, qui la conduit très tôt à la chorégraphie (Kokakola, 1974). Parallèlement, elle étudie l’image par le truchement de la photographie, de la vidéo et du cinéma. Avec la compagnie le Corps graphique, qu’elle anime dans les années soixante-dix, ou sa propre compagnie (fondée en 1982), elle expérimente des voies nouvelles en exportant la danse hors des lieux traditionnels de représentation : Nonchalances déchirées (1981) est présenté à la galerie Oudin ; Passion, dans les salons de l’hôtel Meurice à Paris. Elle s’impose alors sur la scène internationale, où est remarqué son style, alliant sensualité, rythmes langoureux et messages poétiques.
Éclats d’infante, créé en 1982 à la Maison de la danse à Lyon, puis Hypnoticus corcus, en 1983, révèlent et imposent l’univers sophistiqué de la chorégraphe. Elle ne cesse dès lors d’élaborer une danse qui privilégie le corps féminin et sa théâtralisation — jusqu’à constituer un univers onirique servi par des décors élaborés à l’extrême. De Judith (Judith, 1988) à Esther (le Rêve d’Esther, 1992) en passant par Chimène (les Taureaux de Chimène, 1989), Carmen ou la Vierge (Cabaret latin, 1999), elle déroule une galerie de portraits féminins qui sont autant de projections narcissiques. Dans des créations poétiques et sophistiquées, fantasmées et hypnotiques, elle explore les émotions de l’âme (Pleurs de porcelaine, 1985 ; le Cœur métamorphosé, 1986 ; Bal dans un couloir de fer, 1987), sonde ses origines russes et espagnoles (À ma mère la fiancée aux yeux de bois, 1988 ; les Taureaux de Chimènes, 1989) ou glorifie les mondes oniriques que sont pour elle l’Amérique (la Poudre des Anges, 1990) ou la Scandinavie (Morte Forêt, 1994).
Directrice depuis 1988 du Centre chorégraphique national de Caen / Basse-Normandie, elle multiplie les incursions dans le monde de l’image. Que ce soit à travers sa collaboration (en tant que chorégraphe) avec le cinéaste Peter Greenaway, pour Prospero’s Book (1990), dans le ballet la Princesse de Milan (1991), ou dans ses propres réalisations cinématographiques (le Cirque d’après Georges Seurat ; 1986 ; la Brûlure, 1987 ; l’Adorateur adoré, 1991 ; les Larmes de Nora, 1995 ; le Spectre ou les Manèges du ciel, 1997), elle soumet la danse à une scénographie très présente, jusqu’à faire disparaître la danseuse pour n’en souligner que l’ombre. En 2001, elle crée un opéra-rock, le Garage, dans le cadre des manifestations chorégraphiques de Montpellier-Danse. On fait aussi appel à elle pour quelques célébrations événementielles : en mai 1992, elle ouvre comme chorégraphe la soirée d'inauguration de la chaîne de télévision franco-allemande Arte avec une création autour du thème de Jules et Jim ; en mai 1995, elle crée le Bal du siècle pour célébrer le centenaire du cinéma lors d’une soirée exceptionnelle du Festival de Cannes ; en décembre 1996, elle répond à une commande du musée d'Orsay pour le dixième anniversaire duquel elle crée la Pâleur du ciel, un témoignage déférent pour les œuvres de la collection du musée. Attirée également par la photographie, elle réalise sa première exposition personnelle, l’Interdit, en 1990, suivie en 1992 de la Chambre d'Elvire, traitant du thème de l'autoportrait. En 1995, une nouvelle exposition voit le jour autour de son spectacle l'Or ou le cirque de Marie.
© 1993-2008 Microsoft Corporation. Tous droits réservés. |
© 2008 Microsoft
![]() ![]() |