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    Depuis 1876, les éditions Flammarion perpétuent, en la déployant selon les exigences du monde actuel, la démarche de leur fondateur, Ernest Flammarion, éditeur de Zola aussi ...

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Flammarion, Éditions

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Présentation

Flammarion, Éditions, maison d’édition française fondée en 1876 et rachetée par le groupe italien de presse et d’édition Rizzoli-Corriere della Sera (RCS).

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Du libraire à l’éditeur

Associé avec Charles Marpon, un ancien ouvrier imprimeur reconverti comme libraire, Ernest Flammarion ouvre sa maison sous les galeries de l’Odéon en 1876. En moins de trente ans, il devient le deuxième éditeur français, derrière Hachette.

Frère du célèbre astronome Camille Flammarion, qui a publié en 1861 la Pluralité des mondes habités, Ernest, dont la famille avait été ruinée, commence à travailler dès l’âge de onze ans en exerçant divers métiers. Cette expérience contribue à lui donner un sens aigu des affaires et le goût de l’innovation.

En 1877, la librairie Flammarion publie l’Assommoir de Zola, qui se vend, en dix mois, à 50 000 exemplaires. Ce succès lui permet de financer l’Astronomie populaire de Camille Flammarion et lui donne également les moyens d’élargir son lectorat par la mise en vente d’ouvrages de vulgarisation. Néanmoins, les livres pratiques, de loisirs, d’hygiène ou de bricolage n’empêchent nullement la maison de rester, grâce à des auteurs comme Maupassant, Daudet ou Renard, un éditeur de littérature.

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Comprendre les attentes du public

Sensible aux attentes du public et à l’évolution de ses goûts, Ernest Flammarion développe une politique éditoriale qui repose sur les récits de voyages, les livres illustrés et les publications pour la jeunesse (les Albums du Père Castor). En 1898, il fait construire l’immeuble de la rue Racine à Paris qui restera, plus d’un siècle plus tard, l’adresse de la maison. Lorsqu’il lègue, après la Première Guerre mondiale, les éditions à son fils Henri, Ernest Flammarion a vendu près de vingt millions de volumes en quarante ans.

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Du livre de poche au multimédia

En fondant en 1958 la collection de poche « J’ai lu », consacrée à la littérature grand public, puis, en 1964, « GF », dédiée aux auteurs classiques, Flammarion fait preuve d’intuition et consolide ses positions sur un segment de marché plein d’avenir. Devenu une filiale, J’ai lu crée à son tour, en 1994, une collection de livres à 10 F, nommée « Librio ».

Sa constante faculté d’adaptation à l’évolution des marchés conduit Flammarion à développer son propre réseau de librairies (un quart du chiffre d’affaires) et à asseoir une position de force dans la presse magazine (Fluide glacial pour la BD en 1989, Beaux-Arts magazine en 1996). Cette diversité conduit son P.-DG, Charles-Henri Flammarion, l’arrière-petit-fils d’Ernest, à construire sa stratégie éditoriale autour de trois axes principaux : préférer investir dans l’édition multimédia plutôt que de mener une coûteuse politique de prix littéraires — contrairement à des maisons telles que Gallimard ou Grasset —, privilégier les éditions internationales dans le domaine des beaux livres, et introduire l’entreprise sur le second marché de la Bourse, opération qui se réalise en 1996.

En 1999, Flammarion fait l’acquisition de Casterman, maison belge de bandes dessinées et d’édition pour la jeunesse, puis entre dans le capital des Presses Universitaires de France et d’Actes Sud. La maison d’édition française est rachetée en octobre 2000 par le groupe italien Rizzoli-Corriere della Sera (RCS). Ce rachat est suivi, en décembre 2003, du départ de Charles-Henri Flammarion de la présidence du groupe.

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