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israélo-arabe, conflitArticle
Plan de l'article
Présentation ; La naissance de l’État hébreu ; 1948 : une guerre d’indépendance ; Les guerres des frontières ; La question palestinienne
Les territoires palestiniens, occupés depuis 1967, font l’objet d’une colonisation israélienne qui implante villages et populations et multiplie les mesures vexatoires contre les « Palestiniens d’Israël » devenus des citoyens de seconde zone. La défense de la cause palestinienne va alors devenir, pour les régimes arabes nationalistes, un argument politique permettant d’asseoir leur légitimité. Le conflit israélo-arabe devient alors une « guerre de l’intérieur » opposant Israël à l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) créée en 1964 et dirigée depuis 1967 par Yasser Arafat. La signature des accords de Camp David entre Israël et l’Égypte reste sans effets sur l’attitude de l’OLP vis-à-vis de l’État hébreu qui multiplie les actions terroristes à partir du territoire libanais, ce qui engendre l’opération « Paix en Galilée » qui conduit au massacre du camp palestinien de Sabra et Chatila.
La nécessité d’un processus de paix s’impose et trouve une première concrétisation avec l’accord israélo-libanais de 1983 et jordano-palestinien de 1985. Toutefois, ces avancées sont insuffisantes pour empêcher un soulèvement des populations palestiniennes des territoires occupés en 1987, qui prend le nom d’Intifada ou de « guerre des Pierres ». Il s’agit tout autant de voir se concrétiser l’espoir, vieux de 50 ans, de connaître une terre palestinienne autonome, que de protester contre les colonisations juives qui ont lieu sur ces territoires. La répression menée par l’armée israélienne, qui ne vient pas à bout de ce soulèvement, va paradoxalement relancer le processus de paix. L’OLP saisit là sa chance de se présenter comme le seul représentant du peuple palestinien. Yasser Arafat amende la Charte de l’OLP qui énonçait expressément la destruction de l’État d’Israël. Devenu selon sa propre expression « caduc », le texte de l’ancienne Charte est révisé, afin de reconnaître expressément le droit à Israël de vivre en sécurité à l’intérieur de ses frontières, ainsi que les résolutions 242 et 338 de l’ONU sur la partition de la Palestine.
Les négociations s’engagent alors, selon une base de négociations qui propose la paix en échange de territoires pour les Palestiniens. Elles aboutissent à la signature des accords de Washington, négociés à Oslo, le 13 septembre 1993. Depuis cette date, une « autonomie » a été accordée en faveur de la Cisjordanie et de la bande de Gaza, administrée par une autorité palestinienne présidée par Yasser Arafat. Les avancées du processus de paix se heurtent encore à des hostilités de part et d’autre, l’autonomie ne s’étant pas concrétisée par la constitution d’un État palestinien indépendant. Toutefois, il a le mérite d’avoir mis un terme à 50 ans de conflits entre les deux parties.
Cependant les différents Premiers ministres qui se sont succédé à la tête d’Israël (Benyamin Netanyahou, Ehoud Barak et Ariel Sharon) et Yasser Arafat n’ont pu faire avancer le processus de paix. Bien au contraire, l’échec des sommets successifs, l’impossibilité de trouver un accord concernant le retour des réfugiés palestiniens, le statut du futur État palestinien et de la ville de Jérusalem, et la montée des partis radicaux, en Palestine comme en Israël, ont conduit à une reprise de la violence. À l’automne 2000, à la suite de la visite d’Ariel Sharon sur l’Esplanade des Mosquées, une seconde Intifada voit le jour. L’escalade continue en 2001 avec l’intervention de l’armée israélienne dans la bande de Gaza, le bouclage des Territoires occupés et les attentats des extrémistes palestiniens. Le processus de paix amorcé à Oslo paraît moribond, même si, périodiquement, la diplomatie essaie de reprendre ses droits comme le montre le vote en mars 2002 de la résolution 1397 par le Conseil de sécurité de l’ONU, sur proposition des États-Unis, qui expose « la vision d’une région dans laquelle deux États, Israël et la Palestine, vivent côte à côte à l’intérieur de frontières reconnues et sûres ». Cette « vision » se concrétise en avril 2003 avec la présentation au gouvernement israélien et à l’Autorité palestinienne — représentée par le nouveau Premier ministre Mahmoud Abbas — d’une « feuille de route » établie par un groupe de médiateurs — États-Unis, ONU, Union européenne et Russie — qui prévoit la fin des violences, le gel de la colonisation juive dans les Territoires occupés et la création d’un État palestinien d’ici à 2005. L’application de la feuille de route est lancée au mois de juin, lors du sommet d’Aqaba (Jordanie), qui réunit, sous le parrainage du président américain George W. Bush, Ariel Sharon et Mahmoud Abbas — Yasser Arafat est confiné dans son quartier général de Ramallah depuis décembre 2001. Tandis que le Premier ministre palestinien se prononce en faveur de la fin de l’Intifada armée et s’engage solennellement à lutter contre le terrorisme, son homologue israélien s’engage à démanteler les colonies sauvages établies dans les Territoires palestiniens. Toutefois, la reprise des attentats terroristes par les organisations radicales palestiniennes, tels le Hamas et le Djihad islamique, et les représailles militaires israéliennes plongent de nouveau le processus de paix dans l’impasse. La mort de Yasser Arafat, en novembre 2004, qui n’était plus considéré comme un « interlocuteur valable » pour des négociations de paix aux yeux des États-Unis et d’Israël, et l’élection de Mahmoud Abbas à la présidence de l’Autorité palestinienne en janvier 2005, permettent d’envisager une nouvelle donne. Considéré comme un dirigeant modéré et pragmatique, le nouveau leader palestinien bénéficie du soutien des « parrains » du processus de paix, ainsi que des signes d’ouverture provenant du nouveau gouvernement d’union nationale israélien mis en place en janvier 2005 par Ariel Sharon. L’espoir de paix renaît alors que les 21 implantations juives de la bande de Gaza (ainsi que 4 des 120 colonies de Cisjordanie) sont évacuées par l’armée israélienne en août 2005, dans le cadre d’un plan de désengagement initié par Israël et visant à la fois à « améliorer sa sécurité et à redynamiser le processus de paix avec les Palestiniens ».
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