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Résultats avec Windows Live® Search principe (philosophie)Article
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principe (philosophie), du latin principium, « commencement », concept de vérités premières ou de propositions qui servent à démontrer les autres vérités, mais ne peuvent elles-mêmes être démontrées, en vertu de leur caractère premier et de leur simplicité. Les principes sont comme les premiers éléments de la connaissance humaine, et jouent vis-à-vis d’elle le rôle que jouent les axiomes en mathématiques. Aristote retenait au moins deux principes : le principe de contradiction (il est impossible qu’une chose soit et simultanément ne soit pas) et le principe du tiers-exclu (une chose est vraie ou fausse, mais il n’y a pas de moyen terme — de « tiers » — entre les contradictoires).
Les principes se distinguent des énoncés communs par leur caractère quasi irréfutable : il est en quelque sorte impossible de nier le principe du tiers-exclu, puisqu’en le niant on l’applique. De même pour le Cogito dont Descartes fait le premier principe de la philosophie : il est impossible de douter qu’on pense, puisque douter c’est penser.
D’Aristote à Descartes, la science des principes est la métaphysique. C’est d’elle que dérivent toutes les autres sciences et qu’elles tirent leurs principes particuliers (comme « la nature a horreur du vide », ou « Dieu conserve toujours la même quantité de mouvement » pour les principes de la physique). Mais au XVIIe siècle s’opère une mutation décisive, et le point de départ de la physique moderne réside — idéalement — dans la proposition de Pascal : « Les expériences [...] sont les seuls principes de la physique » (Préface pour le traité du vide), consacrant une rupture définitive entre physique et métaphysique.
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