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Confessions, les [saint Augustin]

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Saint AugustinSaint Augustin

Confessions, les [saint Augustin], œuvre de saint Augustin, rédigée peu avant l’an 400, une dizaine d’années avant le baptême (387) de saint Augustin, alors qu’il était âgé d’un peu plus de quarante ans.

On regarde souvent cette œuvre comme fondatrice du genre littéraire de l’autobiographie, étranger aux Grecs et seulement approché par de rares auteurs avant saint Augustin (l’empereur Marc-Aurèle, saint Grégoire de Nazianze ou Hilaire de Poitiers).

Le titre de l’œuvre définit son contenu avec précision mais l’usage moderne courant ne rend pas compte du sens complexe du terme confessio : la confession n’est pas seulement aveu des fautes, elle l’est aussi des dons. La confession de louange précède et conditionne la confession des fautes. Le début du livre X développe ainsi le sens que saint Augustin donne à ses Confessions.

Le récit de la vie de saint Augustin commence à son enfance. L’infans est étymologiquement celui qui ne parle pas et une page célèbre analyse l’acquisition du langage (I, VIII, 13). C’est l’occasion pour l’auteur d’adopter en l’infléchissant une position du manichéisme qui critique la thèse de l’innocence enfantine. Sans souci d’exhaustivité, la suite du récit met en relief les moments d’un itinéraire spirituel et humain dont le sens n’est livré que dans la conversion. Le récit s’arrête au livre IX avec la mort de sa mère Monique l’année de son baptême (387).

Les livres X à XIII, plus purement spéculatifs, sont souvent présentés comme n’étant pas « autobiographiques ». Mais saint Augustin écrit lui-même qu’à partir du livre X, il va montrer non qui il fut, mais qui il est maintenant (X, IV, 6). Or ces livres traitent dans une trame philosophique serrée de la mémoire, du bonheur et de la perception sensible (livre X), de la création, du temps et du mouvement (livre XI), de la matière, du ciel et de la terre, de Moïse et des Écritures (livre XII), enfin de la Trinité, de l’âme, de l’amour, de la sagesse, du bien et du mal (livre XIII).

La portée théologique et spirituelle des Confessions fut immense. Leur portée philosophique se mesure à l’aune des plus hautes expressions du platonisme de l’Antiquité tardive.

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