Recherche Encarta
Rechercher dans Encarta des informations sur Combat

Résultats avec Windows Live® Search

  • Combat - Wikipédia

    Un combat désigne une lutte, un violent conflit entre deux ou plusieurs personnes (ou bien entre deux ou plusieurs organisations). L'objectif est généralement d'établir une ...

  • Combat (journal) - Wikipédia

    Combat, sous titré Le Journal de Paris, était un journal quotidien français clandestin né pendant la Seconde Guerre mondiale comme organe de presse du mouvement éponyme et ...

  • Federation des Clubs de Close-Combat

    Le site Officiel du Close-Combat en France. Site officiel de la Fidiration des Clubs de Close Combat.

Afficher tous les résultats dans le contenu
Résultats avec Windows Live® Search

Combat

Article
Médias
Albert Camus (entretien)Albert Camus (entretien)
Plan de l'article
1

Présentation

Combat, quotidien d’information français né dans la clandestinité en 1941 comme organe de la Résistance.

2

Naître dans la résistance

Les deux premiers numéros de Combat voient le jour en décembre 1941. Né de la fusion de Vérités et de Liberté, deux journaux publiés aussi bien à Montpellier et à Lyon qu’à Clermont-Ferrand ou à Toulouse, il est plié en quatre et distribué dans les boîtes aux lettres. Le rôle de Combat grandit avec l’arrivée sur Lyon de Jean Moulin, lequel apporte de Londres espoir et argent frais à la Résistance.

Le ralliement de Combat à de Gaulle est lent, mais il est symbolisé dès 1942 par l’apparition d’une croix de Lorraine dans le titre. Le journal pense l’avenir en terme de révolution, « une révolution de tous les Français pour tous les Français » écriront Jacques Dhont, Claude Bourdet, Henri Frenay et André Hauriou, les principaux responsables de la publication.

Sous la houlette d’André Bollier se met en place une imprimerie clandestine qui, sur 2 000 m2 à Lyon, permet à Combat de devenir un organe de presse de dimension nationale. Agissant officieusement pour les Mouvements unis de Résistance (MUR), il doit installer sa direction à Paris après l’arrestation de Jean Moulin le 21 juin 1943, Pascal Pia, journaliste et homme de lettres, en prend alors les commandes. C’est ce dernier qui prendra Albert Camus au sein de la rédaction du journal.

3

Un quotidien dans Paris libéré : la naissance d’un mythe

Fin août 1944, Combat s’installe dans les anciens locaux de l’Intransigeant, situés 100, rue Réaumur. Un an après sa naissance, il ne peut prétendre rivaliser avec les grands quotidiens et son tirage commence déjà à s’effriter, passant de 185 000 exemplaires en janvier 1945 à 150 000 en août de la même année.

Au cours de l’année 1946, la publication, qui s’oppose au jeu des partis comme vecteurs de la reconstruction de la France, se rapproche du général de Gaulle sans pour autant devenir la voix officielle de son mouvement. L’hiver 1946 et le début de l’année 1947 sont des moments décisifs : les comptes sont déficitaires ; Bourdet étant rentré de déportation, Pia lui propose de reprendre sa place dans le journal ; Frenay, devenu ministre, est fortement critiqué par les communistes. Camus, qui avait pris ses distances avec le quotidien, revient en novembre 1946. Las des interminables négociations entreprises pour la reprise du journal, en particulier par la Voix du Nord, Pia quitte la rédaction. Pendant quelques mois, en 1947, Camus est seul aux commandes, mais il ne peut empêcher la reprise du quotidien qui a finalement lieu au terme d’un accord entre Claude Bourdet et Henri Smadja, un homme d’affaires, résistant et homme de presse tunisien.

4

Un inexorable déclin

Toujours en phase avec les grands enjeux de l’époque, Combat va accueillir, pour des collaborations souvent passagères, des noms (dont certains deviendront célèbres) comme Roland Barthes, Boris Vian ou Maurice Nadeau. Fidèle à ses origines, il cherchera à être le lieu d’expression de ceux qui persistent à croire qu’on peut créer en France un mouvement populaire de gauche non communiste.

En juillet 1948, Victor Fay, un militant marxiste, prend la direction de Combat, mais n’empêche pas l’information de perdre de l’importance au profit de sujet populaires. À la direction du journal, Louis Pauwels remplacera Bourdet en 1949. Le 20 janvier 1951, ce n’est plus « de la résistance à la révolution, » mais « Journal de Paris » que l’on peut lire désormais comme sous-titre. Avec l’arrivée de Philippe Tesson en 1960, Henri Smadja trouve l’homme qu’il pense contrôler à sa guise, mais, mis à mal par le régime tunisien, sa situation personnelle se dégrade. Il préfère tout perdre plutôt que de renoncer à sa publication. En mars 1974, Tesson crée le Quotidien de Paris. Le 14 juillet de la même année, Smadja se suicide et Combat cesse définitivement de paraître un mois plus tard.

Rechercher dans tout le texte de l'article
Afficher cet article au format imprimable
Envoyer




© 2008 Microsoft