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Résultats avec Windows Live® Search Damnation de Faust, la [Hector Berlioz]Article
Damnation de Faust, la [Hector Berlioz], légende dramatique en quatre parties de Berlioz, construite sur un livret inspiré de la traduction en français du Faust de Goethe par Gérard de Nerval, créée dans sa forme originale d’opéra de concert à l’Opéra-Comique, à Paris, le 6 décembre 1846 et dans sa version scénique le 18 février 1893 à l’Opéra de Monte-Carlo. Berlioz s’inspire largement de Goethe pour créer cette œuvre atypique qui n’était originellement pas destinée à la représentation. Le foisonnement des sources reprises par le poète allemand l’incite à adjoindre au mythe quelques épisodes de son cru, comme pour la première partie, située en Hongrie, qui lui permet de réutiliser sa Marche de Rákóczy, que le public a plébiscitée lors de sa première audition en 1846. Une fois posée la mélancolie de Faust au contact de la nature, l’action est transportée en Allemagne du Nord (deuxième partie), théâtre de la rencontre avec Méphistophélès et des visions que le diable propose à sa victime. La troisième partie relate la séduction de Marguerite et la dernière clôt cette composition sur la descente aux enfers de Faust qui vend son âme pour sauver Marguerite, rachetée in extremis. Fidèle à son esthétique novatrice dans le domaine de l’utilisation des timbres instrumentaux et à un net refus du bel canto, Berlioz retrouve ici les créatures grimaçantes, les visions désolées ou infernales et l’évocation de la solitude humaine, ces thèmes spécifiquement romantiques qu’il avait déjà illustrés dans ses œuvres instrumentales, en particulier dans la Symphonie fantastique. La Damnation de Faust a été assez froidement accueillie en 1846 et il a fallu la mise en scène « gothisante » de Raoul Gunsbourg (1893) pour la réhabiliter. Cependant, Maurice Béjart donne en 1964 une vision toute nouvelle de cette légende dramatique, la dépouillant de la symbolique outrée de Gunsbourg et lui conférant une portée universelle qui inspire dorénavant la plupart des reprises de cette œuvre.
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