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Point, le

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Présentation

Point, le, hebdomadaire français d’information lancé le 25 septembre 1972.

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Les origines

Au printemps 1971, la rédaction de l’Express entre en conflit avec son fondateur et propriétaire, Jean-Jacques Servan-Schreiber. Olivier Chevrillon, Claude Imbert, Georges Suffert, Pierre Billard, Henri Trinchet, Robert Franc, Jacques Duquesne, Philippe Raimond et Michel Bracciali se rassemblent et décident de lancer un nouveau news magazine. Ils recherchent les fonds nécessaires : la librairie Hachette finance la publication (26 millions de francs).

Accueilli avec scepticisme par les experts, le Point trouve néanmoins son seuil de rentabilité dès 1974 et ne connaît depuis qu’une seule année de déficit, en 1989-1990.

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Le bon hebdomadaire, au bon moment

Fondé par des hommes qui ont le goût et l’expérience du travail d’équipe, le Point profite d’emblée du fait que son lectorat, composé d’hommes d’affaires et de cadres supérieurs en majorité, est une classe sociale en pleine mutation et en plein essor. C’est un vivier de lecteurs à prendre, à qui, jusqu’alors, le panorama des hebdomadaires d’information n’offrait pas de titre dédié. Par ailleurs, les recettes publicitaires ne cessent de croître, ce qui permet au titre d’asseoir ses finances. Enfin, le Point adopte une recette que le public plébiscite : tirage offset en quadrichromie, belle qualité de papier, couleur omniprésente…

Sur le plan politique, son identité « droite libérale » (qui le différencie de ses deux principaux concurrents : l’Express, plutôt dans le marais du centre, et le Nouvel Observateur, à gauche) lui permet d’éviter de devenir l’organe de presse d’un parti, tout en comblant un vide : il n’y avait pas jusqu’alors un news de droite d’envergure. Dans son développement, il bénéficie aussi, comme l’Express, le Nouvel Observateur et plus tard l’Événement du jeudi, de la récupération du public des quotidiens politiques en crise. Bref, il jouit rapidement d’une assise solide (250 000 en 1976, 336 000 en 1981) et d’une indépendance qui lui permettent de libérer sa ligne éditoriale et de privilégier, entre autres, de nouvelles rubriques comme la qualité de la vie, les problèmes posés par l’urbanisation ou de grands dossiers traitant de l’emploi ou de la réforme de la fiscalité.

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Une affaire solide

Resté dix ans dans le giron d’Hachette, le Point subit moins la légère baisse de sa diffusion des années quatre-vingt (310-320 000 depuis plus de 10 ans, avec une majorité d’abonnements) que la sismologie rapide de ses reprises en main successives.

Lors de la prise de contrôle de Hachette par Matra, la rédaction préfère quitter le groupe et, en février 1982, Gaumont devient l’actionnaire principal en rachetant 51 p. 100 du capital à Hachette. En 1985, Nicolas Seydoux, patron de la Gaumont, rachète les actions de sa société. Puis, en 1993, la Générale Occidentale, filiale d’Alcatel-Alsthom, déjà propriétaire de l’Express, acquiert 40 p. 100 du capital et opère un rapprochement entre les deux titres. En 1995 enfin, CEP Communication (voir Vivendi Universal Publishing) rachète à Alcatel son pôle presse (comprenant aussi le Courrier international) et, en 1997, François Pinault (patron du groupe Pinault-Printemps) devient propriétaire de l’hebdomadaire.

Fort d’une nouvelle formule et d’une nouvelle maquette réalisée en 1994, le Point est un des titres cardinaux du paysage médiatique français, au sein duquel il semble durablement installé. En 2000, il occupe le troisième rang des tirages des magazines hebdomadaires (322 000), derrière l’Express (556 000) et le Nouvel Observateur (487 000). Comme l’a remarqué Claude Imbert, « sa force est d’avoir su garder son identité, sa modération et son imprévisibilité ». Comme les titres concurrents, il doit néanmoins surveiller de près sa diffusion, pour ne pas subir des hémorragies graves, comme celle que subit depuis plusieurs années l’Événement (ex-du jeudi).

Depuis septembre 2000, Franz-Olivier Giesbert a remplacé Claude Imbert à la direction de l’hebdomadaire, dont la formule a été à nouveau revue (format agrandi, maquette rénovée, pagination augmentée, site Le Point.com, hausse du prix de vente).

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