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Tosca [Giacomo Puccini]

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Tosca [Giacomo Puccini], mélodrame en trois actes de Puccini, sur un livret de Giacosa et Illica, d’après une pièce de Victorien Sardou (1887) dans laquelle Sarah Bernhardt avait triomphé, composé de 1896 à 1899 et créé au Teatro Costanzi de Rome le 14 février 1900.

Tosca, qui mêle l’art, l’amour et la politique, s’inspire de Sardou dans un esprit de concision et d’efficacité dramatique qui souligne les rares moments d’accalmie (« Vissi d’arte » à l’acte II, en particulier).

Floria Tosca, cantatrice, aime le peintre Mario Cavaradossi. Or ce dernier est emprisonné par Scarpia — le chef de la police romaine lui aussi épris d’elle — pour avoir caché un prisonnier politique après son évasion du fort du château Saint-Ange. Mario n’avoue pas la cachette de son ami et Scarpia imagine de le torturer près de la pièce où il reçoit Tosca. Effrayée par les cris de son amant, qui la supplie également de se taire, la jeune femme cède et livre l’adresse du repaire. Scarpia en profite pour exercer un chantage : il libérera Mario (après un simulacre d’exécution) si elle s’abandonne à lui. Elle feint d’accepter ; à peine a-t-il signé le sauf-conduit qu’elle le poignarde. Elle rejoint Mario dans sa prison et lui annonce qu’il sera exécuté avec des balles à blanc : ils pourront ensuite s’enfuir. Mais, perfidie posthume de Scarpia, les fusils sont réellement chargés. Désespérée, Tosca se jette du haut de la tour d’où elle assistait à l’exécution.

On a tout dit et tout écrit sur Tosca, opéra sublime ou vulgaire, exaspérant les uns par les autocitations de l’auteur (le duo d’amour de l’acte III imité de son opéra de jeunesse Edgar) ou l’étrange télescopage de violence et de mièvrerie de la scène de torture (acte II), émerveillant les autres par le pointillisme des évocations de paysages sonores (cloches de Saint-Pierre au lever du jour) ou le lyrisme brûlant de l’assassinat de Scarpia. Il en reste une composition ardente et passionnée, à l’image de son héroïne, de chair et de sang.

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