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Plan de l'article
Égaux, conjuration des, durant la Révolution française, conspiration contre le Directoire menée en mai 1796 par le révolutionnaire et précurseur du communisme Gracchus Babeuf.
Après la chute de Maximilien de Robespierre le 9 thermidor an II (27 juillet 1794), le patriote Gracchus Babeuf fonde à Paris deux journaux, le Journal de la liberté de la presse et le Tribun du peuple, dans lesquels il expose ses théories d’une « République des Égaux ». Pour lui, la révolution politique n’est que l’ébauche d’une révolution sociale bien plus grande qui doit aboutir à la révolution égalitariste. Pour ce faire, Babeuf réclame la suppression de la propriété individuelle et de la Constitution de l’an I. Avec ses adeptes Buonarroti (1761-1837), Darthé (1769-1797) et Maréchal (1750-1803), Babeuf crée dans plusieurs villes des associations babouvistes qui conspirent contre le Directoire. Les membres du club du Panthéon, essentiellement de tendance jacobine, se rallient à ses théories. Après la fermeture du club en février 1796, Babeuf mène une politique de propagande contre le régime par voie d’affichage — Analyse de la doctrine de Babeuf — et par des chansons comme Mourant de faim, mourant de froid.
Avec la conjuration des Égaux, la minorité de tendance communiste tente de renverser le Directoire et espère rallier à sa cause les soldats du camp de Grenelle. Cependant, Babeuf n’arrive pas à gagner la bourgeoisie et les sans-culottes, tous trop attachés au système de la propriété. La conjuration est prévue pour le 11 mai 1796. Dénoncée à Lazare Carnot le 8 mai par un indicateur, elle est jugulée la veille de la date fixée ; Babeuf et ses associés (dont Darthé) sont arrêtés, jugés et condamnés à mort par une Haute Cour de Justice à Vendôme en mai 1797. Les conjurateurs sont guillotinés le 7 prairial an V (27 mai 1797).
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