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Plan de l'article
Présentation ; Fédéralisme des Girondins contre centralisme des Montagnards ; Une guerre civile entre révolutionnaires
fédéralistes, insurrections, durant la Révolution française, insurrections des départements contre le gouvernement centralisé et dictatorial des Montagnards, maîtres de la Convention nationale à partir de juin 1793.
Au lendemain de la proscription des Girondins de la Convention (2 juin 1793), les députés qui ont échappé à l’arrestation appellent les provinces à la révolte. Dénonçant la centralisation révolutionnaire et la dictature parisienne, plusieurs départements s’insurgent — la Somme dès le 5 juin, suivie par l’Aisne, la Haute-Vienne et les Hautes-Alpes. Les 6 et 19 juin, 75 députés signent une protestation contre le coup de force des Montagnards. Le 7 juin, tout le département de la Gironde se soulève. Bientôt, le Midi et la région Rhône-Alpes rejoignent en masse les insurgés. Les comités révolutionnaires de départements se transforment en Comités révolutionnaires fédéralistes armés. La Convention est en péril. Les députés en fuite se réunissent à Caen, sous la protection du général Wimpffen.
Sous le commandement de Wimpffen, les insurgés de Normandie tentent de marcher sur Paris mais sont arrêtés par les troupes de la Convention à Pacy-sur-Eure, le 13 juillet 1793. Le même jour, Charlotte Corday, jeune Normande motivée par ce mouvement fédéraliste, se rend à Paris et assassine Jean-Paul Marat. Les fédéralistes des autres régions sont également rapidement vaincus. À la fin du mois d’août restent en état d’insurrection les villes de Lyon et de Bordeaux. Finalement, peu avant la défaite des Bordelais (16 octobre), c’est Lyon qui capitule le 9 octobre. La ville a néanmoins soutenu un siège de deux mois, durant lesquels son tribunal a condamné les patriotes comme le Montagnard Chalier, exécuté le 17 juillet. La répression qui s’abat sur les départements insurgés est sévère. La Convention y envoie des représentants en mission munis de pouvoirs dictatoriaux : les principaux chefs girondins sont condamnés à mort par le Tribunal révolutionnaire et exécutés à Paris en octobre 1793. Par leur ampleur, les insurrections fédéralistes des Girondins sont une des plus graves menaces intérieures qu’a dû affronter le gouvernement révolutionnaire ; elles ont participé à la mise en place du régime de la Terreur.
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