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Résultats avec Windows Live® Search Nosferatu le vampire [F. W. Murnau]Article
Nosferatu le vampire [F. W. Murnau] (Nosferatu, eine Symphonie des Grauens), film muet allemand en noir et blanc de F. W. Murnau, réalisé en 1922. Le comte Orlock / Nosferatu (Max Schreck) quitte la Transylvanie dans un cercueil, sur un bateau rempli de rats porteurs de la peste. Il s’installe dans une ville hanséatique où il sème la terreur. Pourtant un matin, il disparaît, surpris par les rayons de l’aube, après avoir voulu séduire la belle Ellen, la fiancée de Hutter, l’homme qui jadis lui avait rendu visite en Transylvanie. Avec Nosferatu le vampire, nous pénétrons au cœur d’un mythe essentiel de la littérature et du cinéma. Dracula (1897), le roman de Bram Stoker, a considérablement influencé la littérature fantastique et d’épouvante de notre siècle, mais peut-être pas autant qu’il n’a déterminé l’imaginaire de très nombreux cinéastes. On dénombre dans toute l’histoire du cinéma plus d’un millier de films où apparaît la figure du vampire, et des cinéastes tels que Carl Theodor Dreyer, Tod Browning, Terence Fisher, Paul Morissey, Werner Herzog (qui réalise un remake du film de Murnau en 1978), Francis Ford Coppola ou encore Abel Ferrara ont trouvé matière à inspiration dans la figure légendaire de Dracula, rebaptisé Nosferatu par Murnau et son scénariste Henrik Galeen parce qu’ils ne s’étaient pas légalement acquittés des droits d’adaptation. Le film de Murnau représente évidemment une œuvre fondatrice de l’histoire du cinéma, puisque Nosferatu le vampire fait partie, avec Citizen Kane d’Orson Welles et la Règle du jeu de Jean Renoir, de ce petit nombre de films qui ont véritablement façonné le cinéma. François Truffaut, par exemple, disait que l’on ne pouvait prétendre être critique de cinéma si l’on n’avait pas vu au moins un film de Murnau. Nombreuses sont les raisons d’une telle aura. La première tient à ce que Murnau a su porter l’expressionnisme allemand à son apogée. Nulle part de façon aussi terrible que dans Nosferatu le vampire, les forces de la nuit et de la mort ne se répandent sur le monde pour le gouverner et réduire à néant les forces de vie. Cette lutte trouve ici sa plus haute expression poétique, et la scène du franchissement du pont par les cercueils reste gravée dans la mémoire de plusieurs générations de cinéphiles (comme elle l’a été dans celle des surréalistes). Mais le film de Murnau dépasse de loin les conventions expressionnistes. Tournant en décors réels (Lübeck, Lauenburg, Brême), multipliant les intrigues, le cinéaste a pris une considérable avance sur ses contemporains et ses successeurs, une avance telle que la majeure partie du cinéma contemporain continue d’œuvrer dans le sillage de Nosferatu.
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