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  • Contes cruels - Wikipédia

    Contes cruels, d' Auguste de Villiers de L'Isle-Adam est un recueil de nouvelles publiées dans divers journaux et réunies pour la première fois sous ce titre en 1883.

  • Gallica

    Consultation d'une partie des collections numérisées de la Bibliothèque nationale de France.

  • Contes cruels - Wikisource

    Dernière modification de cette page le 12 mai 2007 à 00:27. Contenu disponible sous GNU Free Documentation License. Politique de confidentialité; À propos de Wikisource ...

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Contes cruels [Villiers de l'Isle-Adam]

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Villiers de l'Isle-Adam, VéraVilliers de l'Isle-Adam, Véra

Contes cruels [Villiers de l'Isle-Adam], recueil de contes de Villiers de l’Isle-Adam, publié en 1883.

Après s’être essayé — sans succès — au théâtre, Villiers de l’Isle-Adam connaît la misère et tombe quelque temps dans l’oubli avant de retrouver, grâce à ce livre, un peu de cette reconnaissance qu’il rêvait d’obtenir. Les Contes cruels sont bien son œuvre majeure en ce qu’il y décline, à travers une galerie de portraits, les diverses facettes de son talent.

Bohème, marginal en tous points, y compris dans sa foi catholique, quoique issu d’une des plus vieilles familles de France, Villiers est en quête d’un absolu auquel la lecture assidue du philosophe Hegel n’est pas étrangère. Les Contes cruels témoignent de la variété de cette quête. Sondant les zones troubles du mystère au cœur d’histoires angoissantes ou macabres proches du fantastique, les Contes cruels, comme le dit un critique de l’époque, dégagent « une ironie sanglante, un sophisme amer, un désenchantement glacé, un rire funèbre », qui rappelle l’univers d’Edgar Allan Poe.

Tous ces contes visent à nous transporter vers une autre rive, celle où la vérité du monde serait enfin révélée. Ce monde merveilleux auquel il veut nous faire participer garde cependant les traces des circonstances dans lesquelles ces contes ont pris naissance, des contes que Villiers travaille et lit publiquement dans les cafés, dont il est un habitué. L’immensité du doute face à l’impossible accomplissement du rêve donne une couleur tragique à ces histoires fulgurantes, qu’anime une verve fantasque et inventive.

Les Contes cruels seront suivis quelques années plus tard des Histoires insolites et des Nouveaux Contes cruels (tous deux publiés en 1888) de la même veine.

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