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Mendès, Catulle

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Mendès, Catulle (1841-1909), écrivain français, fondateur avec Villiers de l’Isle-Adam de la Revue fantaisiste, qui regroupe les premiers Parnassiens.

Originaire de Bordeaux, Catulle Mendès occupe, dès les années 1860, une place centrale dans la vie littéraire parisienne, notamment au sein du groupe parnassien, aux côtés de Leconte de Lisle, de Coppée et de Heredia. Héritier du romantisme, admirateur de Gautier et de Wagner, qu’il tente de faire connaître en France (Richard Wagner, essai, 1886 ; l’Œuvre wagnérienne en France, essai, 1899), Mendès est un écrivain représentatif du style « fin de siècle » : son souci formel, qui ménage les effets un peu faciles d’une syntaxe complexe et d’un lexique rare, confine à la préciosité. S’il connaît en son temps un succès tant public que critique, il a souvent été accusé de superficialité. Outre des poèmes (Philoméla, 1863 ; Hespérus, 1869 ; Contes épiques, 1872), on lui doit des romans (le Roi vierge, 1881 ; Zo’har, 1886 ; Gog, 1896), des nouvelles (le Boudoir de verre, 1884 ; Pour lire au bain, 1885) et des pièces de théâtre (la Part du roi, 1872 ; la Reine Fiammette, 1898 ; Scarron, 1905 ; Ariane, 1906). Il a écrit également des livrets d’opéra, tels Gwendoline (1886) pour Emmanuel Chabrier et Isoline (1888), pour André Messager. Mais son apport le plus précieux à la littérature reste peut-être la création, avec Villiers de l’Isle-Adam, de la Revue fantaisiste (1860), où sont publiés les premiers Parnassiens. La Légende du Parnasse contemporain, que Catulle Mendès a publiée en 1884, retrace l’histoire du groupe du Parnasse.

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