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Résultats avec Windows Live® Search Aillaud, GillesArticle
Aillaud, Gilles (1928-2005), peintre et scénographe français un temps apparenté au mouvement de la figuration narrative, fils de l’architecte Émile Aillaud. Né à Paris, de formation philosophique, Gilles Aillaud associe sa peinture à son engagement politique, comme en témoigne sa participation au Salon de la jeune peinture qui réalise en 1968-1969 une exposition collective célèbre, la Salle rouge pour le Viêt-nam. Peinture engagée mais aussi critique qui s’inscrit en faux en 1965 contre les prises de position de Marcel Duchamp avec une série de huit panneaux Vivre et laisser mourir ou la fin tragique de Marcel Duchamp, une production qu’il signe avec Eduardo Arroyo, et Antonio Recalcati. C’est avant tout un retour à la lisibilité et à la figuration (dirigées à la fois contre l’intellectualisme et contre l’abstraction) que prône Aillaud avec une œuvre immédiatement identifiable puisque la plus grande partie reproduit le même thème ou motif, à savoir des animaux en cage dans des zoos : Ours blanc (1968, Musée d’art moderne de la Ville de Paris), la Piscine vide (1974, Galerie de France). On peut interpréter ces scènes comme la triste métaphore de la condition humaine, sans pour autant que se cache dans celles-ci la moindre sensiblerie. Car les couleurs froides, les cadrages qui amputent une partie du sujet caché derrière les grilles souvent mises au premier plan, et l’immensité des formats (Flamants, 1975-1976, 200 x 200 cm) créent une distance entre le sujet et le spectateur tenté, dès lors, de lire au-delà de l’immédiate réalité représentée. Attiré par la scène, il réalise aussi de nombreux costumes de scène pour le théâtre — il est le scénographe de Klaus Michaël Grüber — et l’opéra : ainsi lui doit-on le décor du Don Carlos monté en 1996 par le metteur en scène Luc Bondy.
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