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Résultats avec Windows Live® Search Herbin, AugusteArticle
Herbin, Auguste (1882-1960), peintre français dont les œuvres ont profondément marqué l’abstraction géométrique d’après-guerre. Auguste Herbin est né à Quiévry (Nord). De ses premières œuvres, en 1907 — influencées par l’impressionnisme, puis par le cubisme —, jusqu’à son essai l’Art non-figuratif, non-objectif (1949) où il énonce les règles de l’« alphabet plastique », Herbin n’a cessé de travailler volumes et couleurs pour aller toujours plus avant dans l’abstraction géométrique. Ses premières œuvres témoignent déjà d’un glissement vers l’abstraction — les tentations postimpressionnistes repérables dans la touche fragmentée de son Autoportrait (1903) d’abord, puis la construction en volumes proche de celle de Cézanne (Moulin de Saint-Benin, 1909), enfin l’interprétation colorée du cubisme (Maman Rose, 1910) —, avant d’évoluer en 1917 vers une peinture abstraite qu’il va promouvoir en participant à la fondation du groupe Abstraction-Création en 1931. Après différentes expériences sur la dynamique des formes (Réalité spirituelle, 1938), sur le spectre lumineux et le rapport entre les couleurs fondamentales (Synchronie en noir, 1939), sa peinture se radicalise dans un refus de l’objet et de ce qui en découle : mouvement, lumière, perspective, autant de tours illusionnistes qui éloignent de l’abstraction pure. Herbin se limite donc, à partir de 1942, à la combinaison de figures élémentaires (cercle, carré, triangle, etc.) avec des couleurs pures en aplat, suivant son « alphabet plastique », qui fait correspondre à chaque lettre du titre de l’œuvre une forme, une couleur et un son — par exemple le M (de Matin, 1952) : jaune de baryte, forme triangulaire, sonorité mi. C’est le rêve des Voyelles de Rimbaud, le rêve d’un art synthétique total. Voir Abstrait, art.
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