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Pluie, vapeur et vitesse [Joseph Mallord William Turner]

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Turner, Pluie, vapeur et vitesseTurner, Pluie, vapeur et vitesse
Plan de l'article
1

Présentation

Pluie, vapeur et vitesse [Joseph Mallord William Turner], en anglais Rain, Steam and Speed – The Great Western Railway, œuvre du peintre britannique Joseph Mallord William Turner réalisée avant 1844.

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Une ode au chemin de fer

Œuvre romantique par excellence, Pluie, vapeur et vitesse (Huile sur toile, 90,8 × 121,9 cm, The National Gallery, Londres) se veut une sorte d’hommage à l’invention majeure du xixe siècle qui a fait la gloire de l’Angleterre, le chemin de fer.

Peu de temps avant de peindre cette toile, Turner a pris un train sur la ligne reliant Londres à Bristol en quatre heures, un jour de tempête : le ciel était voilé et les flammes s’échappant de la chaudière de la locomotive éclairaient soudainement l’espace. Penché à la fenêtre, l’artiste a été captivé par ce spectacle grandiose. Dans Pluie, vapeur et vitesse, il dépeint l’instant précis où le train, lancé à pleine allure, traverse le pont de Maidenhead sur la Tamise.

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Le tourbillon des formes et des couleurs

Dans cette ultime période de sa vie et de son œuvre, Turner laisse délibérément les formes se fondre dans le jeu des intensités lumineuses (les couleurs violentes et chaudes qui transpercent la masse vibrante et chaotique des nuages). Une véritable fusion se crée alors entre le sujet du tableau (un train) et son environnement (un pont sur la Tamise). Dans cette peinture de paysage, la réalité semble s’estomper et se trouve, dans le même temps, révélée par un jeu complexe de lumières qui évoquent un combat titanesque de forces surhumaines. C’est tout à la fois une sublime démonstration des puissances que l’homme moderne est capable d’éveiller et le constat de leur caractère terrible et destructeur qu’offre ce tableau de Turner.

4

Un écho enthousiaste

Présenté à l’exposition annuelle de la Royal Academy en 1844, Pluie, vapeur et vitesse reçoit les critiques les plus enthousiastes. L’angle de vue inhabituel, la vivacité du feu qui sort de la chaudière, la pénombre enfumée qui descend des nuages et se mêle à la vapeur que crache la locomotive — et surtout la liberté avec laquelle Turner traite son sujet —, sont autant de facteurs de surprise pour le public de l’époque.

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