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Résultats avec Windows Live® Search Pensées [Blaise Pascal]Article
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Pensées [Blaise Pascal], ouvrage de Blaise Pascal publié pour la première fois en 1670 sous le titre Pensées de M. Pascal sur la religion et sur quelques autres sujets. Pascal se détourne de l’étude des sciences après 1653, et forme le projet d’un ouvrage apologétique en faveur de la religion chrétienne. La rédaction effective ne commence qu’en 1657 (Pascal a 34 ans). « On ne peut penser à cet ouvrage sans une affliction très sensible de voir que la plus belle chose et la plus utile peut-être dans le siècle où nous sommes n’ait pas été achevée », commente sa sœur dans sa Vie de monsieur Pascal. La maladie et la mort ne sont pas la seule cause de l’inachèvement, car l’écriture fragmentaire et l’absence d’ordre ont aussi leur justification au plan théorique : de l’ordre, Pascal dit en effet « Je sais un peu ce que c’est, et combien peu de gens l’entendent. [...] La mathématique le garde, mais elle est inutile en sa profondeur. »
Ce sont toutes les sciences, et non seulement les mathématiques, qui sont inutiles au regard de la question fondamentale du salut. Aussi Pascal critique-t-il, à travers la figure exemplaire de Descartes, tous « ceux qui approfondissent trop les sciences ». À l’orgueil des philosophes, il oppose le portrait de la condition faible et mortelle de l’Homme partagé entre l’ennui et le divertissement. Mais « c’est être grand que de connaître qu’on est misérable », et si « l’homme n’est qu’un roseau, le plus faible de la nature, [...] c’est un roseau pensant ».
L’Homme est donc grand par la pensée. Mais le sens véritable de ce propos se découvre au passage dit des « trois ordres » (des corps, des esprits, de la charité) séparés par une distance infinie. « De tous les corps ensemble, on ne saurait en faire réussir une petite pensée, cela est impossible, et d’un autre ordre. De tous les corps et esprits, on n’en saurait tirer un mouvement de vraie charité : cela est impossible, d’un autre ordre, surnaturel. » Tant corporelle que spirituelle, la nature est encore infiniment au-dessous de la charité, c’est-à-dire l’amour surnaturel de Jésus-Christ dont le sacrifice rachète l’humanité. En ce sens, la religion chrétienne est « sage », mais au regard de la sagesse du monde, « elle n’a ni sagesse ni signes, mais la croix et la folie ».
Aux esprits rationnels et incrédules, Pascal oppose l’argument célèbre du « pari » sur la vérité de la religion chrétienne : alors que, en théorie, le bon sens voudrait qu’on ne parie pas, il démontre que c’est un tort de ne pas parier, là où il y a chance égale de gagner et de perdre, mais peu à perdre, contre une infinité de vie heureuse à gagner. Les Pensées représentent un texte d’importance majeure pour la littérature philosophique. C’est une source où puisent aussi bien Nietzsche que Kierkegaard et Heidegger.
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