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Résultats avec Windows Live® Search Beau Serge, le [Claude Chabrol]Article
Beau Serge, le [Claude Chabrol], film français en noir et blanc de Claude Chabrol, réalisé en 1959. Convalescent, François (Jean-Claude Brialy), un étudiant parisien, revient à Sardent, son village natal de la Creuse. Il y retrouve Serge (Gérard Blain), devenu alcoolique après que sa femme, Yvonne (Michèle Meritz), eut mis au monde un enfant mongolien, mort-né. François tente par tous les moyens de sauver Serge de la déchéance. Alors qu’Yvonne accouche pour la seconde fois, il entreprend de faire le tour des bars pour retrouver Serge. Ce film de Claude Chabrol inaugure officiellement la Nouvelle Vague en même temps qu’il révèle Jean-Claude Brialy, Gérard Blain et Bernadette Lafont. De plus, on peut déceler dans le film allusions et clins d’œil aux Cahiers du cinéma et à son équipe. Le Beau Serge demeure un film quelque peu atypique à l’intérieur de l’œuvre aujourd’hui monumentale de Claude Chabrol. Certes, le regard d’entomologiste de Claude Chabrol sur les comportements humains et l’acuité avec laquelle il dissèque les moindres motivations et travers sont bien sûr présents comme ils le seront tout au long de sa filmographie. Mais le Beau Serge ne peint pas le monde de la bourgeoisie, mais celui d’un petit village. Par ailleurs, au travers du personnage de François, le film est fortement connoté par une sorte d’humanisme chrétien, et même christique, qui conduira parfois Claude Chabrol à renier son premier long métrage. Le Beau Serge n’en est pas moins un très beau film, fidèle à l’esthétique de la Nouvelle Vague : tourné en extérieurs avec une équipe légère, la mise en scène tire parti des décors naturels et n’hésite pas à faire appel à des non-acteurs. Le Beau Serge reste un bel exemple de ce cinéma faussement nonchalant qui vit le jour en France à la fin des années cinquante.
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