![]() Le choix d'Encarta
Consultez les ouvrages concernant Dame de Shanghai, la [Orson Welles] et sélectionnés par l'équipe éditoriale d'Encarta Recherche Encarta
Rechercher dans Encarta des informations sur Dame de Shanghai, la [Orson Welles] |
Résultats avec Windows Live® Search
Résultats avec Windows Live® Search Dame de Shanghai, la [Orson Welles]Article
Dame de Shanghai, la [Orson Welles] (The Lady from Shanghai), film américain en noir et blanc d’Orson Welles, réalisé en 1948. Un jeune marin, Michael O’Hara (Orson Welles), sauve d’une agression une femme très belle, Elsa (Rita Hayworth). Le mari d’Elsa, le célèbre avocat Arthur Bannister (Everett Sloane), lui offre en retour un travail de pilote sur son yacht. Durant une croisière qui les emmène de New York à San Francisco en passant par Acapulco, Michael tombe passionnément amoureux d’Elsa. L’associé d’Arthur Bannister, George Grisby (Glenn Anders), surprend leur liaison et exerce un chantage sur le naïf Michael O’Hara : celui-ci doit faire semblant d’assassiner Grisby afin que ce dernier puisse toucher clandestinement son assurance. Avant que le plan soit mis à exécution, Grisby est retrouvé mort et le piège se referme sur Michael O’Hara, qui est arrêté. Il parvient à s’enfuir pour découvrir que le coupable n’est autre que la machiavélique Elsa. La Dame de Shanghai est le troisième film d’Orson Welles après Citizen Kane (1941) et la Splendeur des Amberson (The Magnificent Amberson, 1942). C’est également un film dont les circonstances de tournage et les événements qui lui sont associés (mariage d’Orson Welles avec Rita Hayworth, ou encore le sacrifice — imposé par Orson Welles — de la célèbre chevelure blonde-rousse de la star, au grand dam des producteurs d’Hollywood) n’ont certainement pas peu contribué au charme et au halo de mystère et de fascination qui en émanent. Digne d’un thriller de série B, la trame du scénario (librement inspiré d’un livre mineur de Sherwood King) est souvent jugée particulièrement difficile à démêler, même si François Truffaut conseillait de s’en remettre à la voix off de Michael O’Hara qui double continuellement le film et commente le récit avec une clarté paradoxale qui en accuse l’étrangeté. Par-delà un récit touffu, le film est surtout prétexte, pour le génie wellesien, à une expérimentation formelle frénétique. Chaque scène ménage un nouvel artifice de mise en scène. La Dame de Shanghai déroule sous nos yeux un véritable art du plan qui fait du film une brillante démonstration de force. Cette virtuosité culmine sans doute dans la scène de mise en abyme finale du palais des glaces (inscrite au panthéon de l’histoire du cinéma), où la silhouette de l’avocat infirme Arthur Bannister, armé de ses deux cannes, se reflète à l’infini. Mais la Dame de Shanghai connaîtra un échec commercial lors de sa sortie et ce sera pour le cinéaste le dernier film qu’il réalisera à Hollywood dans d’« heureuses » conditions.
© 1993-2008 Microsoft Corporation. Tous droits réservés. |
© 2008 Microsoft
![]() ![]() |