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Dix Commandements, les [Cecil B. DeMille]

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Cecil B. DeMilleCecil B. DeMille

Dix Commandements, les [Cecil B. DeMille] (The Ten Commandments), film américain en couleurs de Cecil B. DeMille, réalisé en 1956.

L’histoire de Moïse (Charlton Heston) nous est contée depuis son éducation de prince à la cour du pharaon, en passant par son exil, l’exode des Hébreux, son peuple, le passage de la mer Rouge, jusqu’à la transmission des dix commandements.

En 1956, l’hégémonie des studios hollywoodiens est encore intacte. Cecil B. DeMille, probablement l’un des cinéastes les plus aptes à maîtriser le gigantisme des tournages américains, entreprend le remake d’un film qu’il a lui-même tourné en 1923. Cette entreprise aboutit au film les Dix Commandements, qui compte parmi les films les plus grandioses de l’histoire du cinéma. À la sortie du film, d’aucuns se sont étonnés qu’Hollywood s’intéresse à une histoire autre que celle de l’Amérique, qui, de surcroît se déroule par-delà les mers presque 3000 ans avant Christophe Colomb, alors que les États-Unis disposent de puissants mythes fondateurs qui sont notamment à l’origine de centaines de westerns. Pourtant, si des films comme les Dix Commandements ont fait la gloire d’Hollywood, c’est que, décrivant la magnificence de l’Égypte, Hollywood ne fait, en vérité, rien d’autre que décrire sa propre splendeur. En cherchant à montrer qu’ils sont les seuls à pouvoir mettre en scène l’Histoire avec une telle profusion de moyens et de détails, les Américains s’arrogent l’exclusivité de ce type de récit ; l’Égypte des pharaons devient, en quelque sorte, un épisode de plus de l’histoire américaine.

Quant au style de Cecil B. DeMille, il est, avant tout, pictural et archaïque. Si celui-ci n’a pas son pareil pour diriger des milliers de figurants, DeMille sait aussi faire de chaque scène un tableau empreint de la plus grande solennité. C’est ce mélange de grand spectacle et de précision dans la touche picturale qui a fait l’immense succès de ses films. À Hollywood, où on lui vouait quelque mépris, on avait l’habitude de dire, et c’est finalement une boutade en forme d’hommage : « Personne n’aime les films de Cecil B. DeMille, sauf le public. »

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