Recherche Encarta
Rechercher dans Encarta des informations sur Giuffre, Jimmy

Résultats avec Windows Live® Search

Afficher tous les résultats dans le contenu
Résultats avec Windows Live® Search

Giuffre, Jimmy

Article
Médias
Jimmy Giuffre 3, Jesus MariaJimmy Giuffre 3, Jesus Maria

Giuffre, Jimmy (1921- ), clarinettiste, flûtiste, saxophoniste ténor, soprano et baryton, arrangeur et compositeur américain.

Né à Dallas, Jimmy Giuffre commence par apprendre la clarinette. Après un diplôme obtenu au Texas State Teachers College (1942), il fait partie d’un orchestre de l’armée de l’air. Entrant par la suite dans de grandes formations orchestrales, Giuffre est révélé au grand public par sa composition « Four Brothers », que le chef d’orchestre Woody Herman enregistre en décembre 1947. Classé parmi les œuvres typiquement représentatives du style West Coast (ou « cool »), ce morceau lui ouvre les portes de la scène californienne où s’élabore ce courant aux contours flous. Fondateur des Lighthouse All Stars du contrebassiste Howard Rumsey (1951-1952), il s’implique également, en compagnie du batteur Shelly Manne, dans les Giants du trompettiste Shorty Rogers (1953-1955). À partir de 1956, il privilégie duo et trio sans piano en compagnie notamment du guitariste Jim Hall, du contrebassiste Ralph Peña ou du tromboniste Bob Brookmeyer.

À partir des années soixante et dans le cadre d’un trio avec le contrebassiste Steve Swallow et le pianiste Paul Bley, la musique de Giuffre ne cesse de déjouer les formes conventionnelles. En tant qu’instrumentiste, il s’efforce de revaloriser le rôle de la clarinette dans le jazz moderne en accordant autant d’importance à la sonorité traditionnelle de l’instrument qu’aux bruits « parasites », comme le souffle ou le bruit des clés. Les « traces » du travail instrumental sont dès lors acceptées et intégrées au discours musical à la manière d’un « collage ». Au cours des années soixante-dix, comme beaucoup d’autres musiciens, Jimmy Giuffre ne reste pas insensible aux harmonies orientales (avec le contrebassiste Kiyoshi Tokunoza et le batteur Randy Kaye), ni aux charmes de l’électronique, comme le prouve son association avec le claviériste Peter Levin.

Au début des années quatre-vingt, il reprend la pratique du saxophone soprano, adopte la flûte pour diriger un quartette et poursuit ses improvisations, que ce soit en trio avec ses complices de toujours Paul Bley et Steve Swallow, ou encore en duo avec le saxophoniste et flûtiste André Jaume (au Festival de Paris en 1987).

S’il a été rattaché un peu hâtivement au courant de la West Coast, Jimmy Giuffre n’en demeure pas moins un musicien inclassable. Fidèle à ses racines texanes, il conjugue, à partir des années cinquante, son goût pour le blues et la country à des improvisations plus novatrices, dont témoignent les enregistrements effectués chez Verve (1959-1961) et qui anticipent sur le free-jazz. Sonorité feutrée et légèreté des mélodies rapprochent son jeu et son style de ceux de Lester Young.

Rechercher dans tout le texte de l'article
Afficher cet article au format imprimable
Envoyer




© 2008 Microsoft