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Résultats avec Windows Live® Search Olvidados, los [Luis Buñuel]Article
Olvidados, los [Luis Buñuel], film mexicain en noir et blanc de Luis Buñuel, réalisé en 1950. À peine sorti de prison, Jaïbo (Roberto Cobo) retrouve sa bande des faubourgs de Mexico avec laquelle il reprend ses activités crapuleuses. Il assassine Julian (Javier Amezcua) qu’il soupçonne de l’avoir dénoncé à la police. Pedro (Alfonso Mejia), un jeune de Mexico, est témoin du meurtre. De peur d’être dénoncé, Jaïbo le menace de représailles. Pedro, accusé à tort d’avoir volé un couteau dans l’entreprise qui l’emploie, est interné dans une ferme-école par sa mère (Estela Inda). Un jour, le directeur (Francisco Jambrina) lui confie une petite somme d’argent pour faire une course. Mais Jaïbo, qui a retrouvé sa trace, lui dérobe l’argent. Dans l’impossibilité de retourner à la ferme, Pedro décide alors de dénoncer Jaïbo à la police. Mais Jaïbo abat Pedro avant d’être tué par deux agents de police. L’œuvre extrêmement riche de Luis Buñuel peut être divisée entre trois grandes périodes : los Olvidados (connu aussi sous le titre français de Pitié pour eux) appartient avec El (1952) ou Nazarin (1958) à la période mexicaine (qui fait suite à la période espagnole et précède la période française), alors que le cinéaste est installé en Amérique du Sud depuis 1946. Avec los Olvidados, Luis Buñuel remet sur le métier la forme du mélodrame, comme il l’a fait à de nombreuses reprises dans ses films mexicains, tout en tirant également profit des récentes leçons du néoréalisme (voir Italien, cinéma). En effet, proche en cela d’un documentaire social, le film de Buñuel, qui bénéficie d’ailleurs de la collaboration du ministère de la justice mexicaine, n’hésite pas à décrire de manière extrêmement crue et impitoyable, plus encore que ses confrères italiens, la vie quotidienne des enfants de la rue. Aujourd’hui encore, los Olvidados, chef-d’œuvre du « cinéma de la cruauté » (André Bazin), reste un film qui choque, car à la violence, à l’horreur et à la pauvreté, le réalisateur d’Un chien andalou, comme à son habitude, oppose un traitement non psychologique qui interdit aussi bien la complicité que la compassion. Et s’il fallait tenir la gageure de trouver dans toute l’œuvre du cinéaste un principe d’unité, il serait vraisemblablement là, dans ce refus toujours opposé à toutes les facilités auxquelles se prêtent d’ordinaire nombre de cinéastes. Il s’agit là d’une des grandes leçons des films de Luis Buñuel, dont les personnages, qu’ils soient honnêtes ou crapuleux, intelligents ou stupides, ne sont jamais jugés, ni sauvés d’emblée. Le film est couronné à Cannes en 1951.
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