![]() Le choix d'Encarta
Consultez les ouvrages concernant Ma nuit chez Maud [Éric Rohmer] et sélectionnés par l'équipe éditoriale d'Encarta Recherche Encarta
Rechercher dans Encarta des informations sur Ma nuit chez Maud [Éric Rohmer] |
Résultats avec Windows Live® Search
Résultats avec Windows Live® Search Ma nuit chez Maud [Éric Rohmer]Article
Ma nuit chez Maud [Éric Rohmer], film français en noir et blanc d’Éric Rohmer, réalisé en 1969. À Clermont-Ferrand, Jean-Louis (Jean-Louis Trintignant), un quadragénaire ingénieur et célibataire, aperçoit durant la messe une jeune femme dont il pressent qu’elle sera la femme de sa vie. Plus tard, il croise par hasard un ami perdu de vue, Vidal (Antoine Vitez), qui le conduit chez Maud (Françoise Fabian), sa maîtresse. Jean-Louis, catholique, et Vidal, professeur de philosophie et marxiste, discutent longuement autour de « l’un » et de « l’infini » du pari de Pascal. Les routes étant devenues impraticables après une chute de neige, Maud propose à Jean-Louis de dormir chez elle. Fidèle à ses principes, il s’interdit de partager sa couche. Au matin, il aborde la jeune femme entr’aperçue à l’église, Françoise (Marie-Christine Barrault), qu’il épouse aussitôt. Quelques années plus tard, le couple rencontre Maud par hasard sur une plage. Dans le courant très anodin de la conversation, Jean-Louis entend que Françoise est à l’origine du divorce de Maud. Mais il choisit de se taire et la vie reprend son cours. Appartenant à la série des Six Contes moraux (qui compte également le Genou de Claire et l’Amour l’après-midi), Ma nuit chez Maud est parfaitement représentatif du cinéma de Rohmer et de sa collaboration avec le directeur de la photographie Nestor Almendros. Badinage amoureux, plaisanteries grivoises ou conversations philosophiques, le dialogue et la parole sont toujours au cœur des films de cet écrivain et ancien professeur de lettres. La très longue et subtile discussion autour du pari de Pascal, d’une complexité dialectique telle qu’elle est incompréhensible à la première audition pour le commun des mortels, représente sans doute une limite extrême du cinéma de Rohmer. Mais Ma nuit chez Maud manifeste aussi un autre grand trait de l’univers rohmerien : rencontres inattendues, hasard heureux ou malheureux, sont les dieux cachés du destin des hommes. Ce goût pour la surprise et les coïncidences dont témoigne Rohmer s’enracine autant dans sa très grande culture théâtrale classique (de Corneille à Marivaux) que dans sa foi catholique. La grâce, ou éventuellement la disgrâce, sont les voies par lesquelles Dieu intervient dans le monde.
© 1993-2008 Microsoft Corporation. Tous droits réservés. |
© 2008 Microsoft
![]() ![]() |